Rwasa positionne son parti comme une force alternative | Afrique | DW | 26.03.2019
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Afrique

Rwasa positionne son parti comme une force alternative

Le pouvoir le laisse faire pour l'instant même s'il l'a empêché d'inaugurer son bureau national. Agathon Rwasa affirme vouloir renverser la donne lors des élections en 2020. Mais est-il vraiment un opposant politique?

Écouter l'audio 02:08

"Rwasa n’est pas un opposant" (Arcade Habiyambere)

Agathon Rwasa, un ancien combattant du maquis et puis opposant au président Nkurunziza, a créé récemment son parti, le Congrès national pour la liberté (CNL).

En dépit des tracasseries administratives, les membres du Congrès national pour la liberté (CNL) ne dissimulent pas leur soulagement.

D'après Eric Mukunzi qui milite pour le nouveau parti d'Agathon Rwasa : "Ce n’est que la joie parce que cela fait dix ans qu’on nous malmenait. Dieu nous a répondu, on ne peut pas empêcher la pluie de tomber. Voilà Rwasa, c’est notre Obama, qu’il soit fort, nous sommes derrière lui."

Tout comme Eric Mukunzi, Zainabu Kwizera est membre du CNL : "Nous avons besoin de la liberté pour que tout le monde soit à l’aise et ait la paix. Il ne faut pas que nous soyons malmenés toujours et partout. On a besoin de la paix pour que chacun se sente tranquille."  

L’ex-chef rebelle devenu politicien

Chef historique de l’ex-rébellion hutu des Forces nationales de libération (FNL), principal opposant interne et vice-président de l’Assemblée nationale, Agathon Rwasa avait été évincé de la tête des FNL en 2011 au profit d’un proche du pouvoir.

Avant de finalement participer aux élections de 2015 et de siéger à l'Assemblée nationale, alors que ses proches avaient refusé de le faire, considérant que les élections avaient été truquées.

"Il y a des situations que je ne tolère pas. Je n’aime pas l’injustice. Voilà ce qui m’a motivé à entrer en politique. Pour moi, peu importe celui qui exerce l’injustice ou celui qui la subit, je suis contre l’injustice. Pour tous ceux qui voudront travailler avec moi, nous devons d’abord nous inscrire en faux contre l’injustice d’où qu’elle provienne", a déclaré Agathon Rwasa.  

Rwasa, l'opposant toléré

Mais au vu du paysage politique burundais avant les élections générales de l'an prochain, des doutes persistent non seulement sur les chances de réussite d'Agathon Rwasa mais aussi sur son statut réel d'opposant. Pour Arcade Habiyambere, un des anciens compagnons de lutte de Rwasa, l'ex-chef rebelle n'est plus un opposant.

"Rwasa n’est pas un opposant. Moi je peux le dire Agathon Rwasa est dans la  mouvance. Au Burundi il n y a pas d’opposition. Je vois qu’on se trompe sur Agathon Rwasa, tout cela c’est pour manipuler les gens. Mais ce dont je suis sûr, c’est que celui qui vote pour Rwasa, il vote pour Le CNDD-FDD".

Le CNDD-FDD étant le parti du président Pierre Nkurunziza. Issu des débris de l’ancien mouvement politique armé le PALIPE-HUTU - Force nationale de libération, (selon les propres termes d’Agathon Rwasa), le Congrès national pour la liberté fait face à un pouvoir qui se radicalise davantage avec une multitude de parti satellites.     

 

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