Revue de presse : sommet ″bizarre″ de Singapour et questions sur le droit de grève de fonctionnaires allemands | Vu d′Allemagne | DW | 13.06.2018
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Vu d'Allemagne

Revue de presse : sommet "bizarre" de Singapour et questions sur le droit de grève de fonctionnaires allemands

La presse allemande revient ce mercredi sur le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un à Singapour. Retour aussi sur la question du droit de grève des fonctionnaires en Allemagne, après une décision de justice.

Donald Trump et Kim Jong-un. Les deux dirigeants hier ennemis s'affichent ce jeudi en photos, côte à côte, parfois tout sourire. Des photos qui provoquent nombre de commentaires et d'analyses chez les éditorialistes et journalistes allemands qui, ils le disent eux-mêmes, ont beaucoup de mal à tirer une conclusion définitive de ce sommet.

"La rencontre des promesses"

"C'était sans aucun doute une rencontre historique. La solution n'était pas de ne pas parler avec la Corée du Nord", estime la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais elle ajoute qu'"au-delà des photos, des exubérants éloges de Trump lui-même, on ne sait pas si Kim Jong Un est vraiment prêt à renoncer au nucléaire. (...) Le papier présenté à la fin de la rencontre contient peu de concret". "C'était la rencontre des promesses", titre d'ailleurs la Süddeutsche Zeitung. Très critique : "Une dangereuse infantilité. Trump croit en ses propres perceptions, ses propres exposés, mais il a montré au G7 qu'il est incalculable et capricieux", ose encore un éditorialiste.

Dans les pages intérieurs de la Süddeutsche Zeitung, entrepreneurs et familles de Corée du Sud racontent eux leurs espoirs. "Mais il y a encore un bémol : rien n'a été dit sur cette guerre de Corée", dit la SZ. Qui, comme tous aujourd'hui, oscille entre espoirs et scepticisme après un sommet tout simplement "bizarre", comme le qualifie un expert, diplomate, dans le journal.

Grève interdite pour les profs allemands

Dans la presse aussi, un sujet allemand, qui peut interpeller vu de l'étranger. "L'interdiction du droit de grève pour les fonctionnaires demeure", annoncent la Taz ou la Faz sur leurs unes. Résultat d'une décision du tribunal constitutionnel allemand qu'explique la Taz. "En Allemagne le statut de fonctionnaires, dont bénéficient par exemple trois quatre des professeurs, accorde un emploi protégé, à vie", dit le journal. "Mais en échange ils doivent fidélité à l'Etat et n'ont pas le droit de stopper le travail".

Cela vaut aussi pour les policiers ou les militaires. Et on en parle aujourd'hui car hier quatre professeurs fonctionnaires contestaient, devant la Cour constitutionnelle, les sanctions prises contre eux quand ils s'étaient déclarés en grève. Mais "malgré une décision de la Cour européenne des droits de l'homme favorable aux grévistes dans une affaires similaire en Turquie, la justice allemande n'a pas suivi". Tradition de la République de Weimar vieille d'un siècle. Tradition incompréhensible pour un éditorialiste de la Taz qui laisse un carré vide sur la Une du journal, en solidarité avec les grévistes.

BVG Urteilsverkündung Streikverbot für Beamte (picture-alliance/dpa/U. Deck)

Un classeur du dossier "grève des fonctionnaires" dans un tribunal allemand.

Au contraire, "complètement normal" pour une de ses consœurs de la Süddeutsche : "Les professeurs ont déjà de nombreux avantages et doivent une éducation de qualité aux enfants", écrit-elle. Pas contredite par la FAZ qui estime que "la fiabilité du système éducatif est aussi un principe constitutionnel". L'affaire pourrait se terminer devant la justice européenne. D'ici là les professeurs pourront manifester, s'ils le veulent, mais le dimanche.

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