Le retour de Gbagbo fait des mécontents et des heureux | Afrique | DW | 17.06.2021
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Afrique

Le retour de Gbagbo fait des mécontents et des heureux

L'ancien président ivoirien rentre dans son pays après plus de dix ans de détention à la CPI. Un jour de fête pour ses partisans, mais chez certaines victimes de la crise ivoirienne, c'est la frustration.

Le 31 mars 2021, la CPI a définitivement confirmé les acquittements de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et levé les restrictions à leur libération.

Le 31 mars 2021, la CPI a définitivement confirmé les acquittements de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé et levé les restrictions à leur libération.

La crise politique de 2010-2011 a conduit Laurent Gbagbo devant la CPI à La Haye, qui l'a jugé pour "crimes contre l'humanité" mais l'a définitivement acquitté en mars 2021.

Après une décennie loin de son pays, l'ancien président revient donc en Côte d'Ivoire. Les partisans de l'ancien président se préparent à l'accueillir dans la ferveur à son arrivée à Abidjan. 

La réconciliation nationale a du plomb dans l’aile 

Si les anciens adversaires appellent aujourd'hui à la "réconciliation nationale", ce n’est pas l’avis des présumées victimes qui, ces derniers jours, ont exprimé leurs frustrations.

Écouter l'audio 02:04

"Si Laurent Gbagbo a été jugé et acquitté et qu’il rentre dans son pays, nous n’avons pas un autre sentiment à avoir..." (Bamba Drissa)

"Si Laurent Gbagbo a été jugé et acquitté et qu’il rentre dans son pays, nous n’avons pas d'autre sentiment à avoir. Quel est le sort qu’on va réserver aux victimes ? On a dénombré 3 000 morts...", a fait remarquer Bamba Drissa, le président du Mouvement ivoirien des droits de l'homme.

Certaines présumées victimes ont même demandé l’arrestation de celui qui a été à la tête de la Côte d'Ivoire de 2000 à 2011.

Si Bamba Drissa s’inquiète du sort des victimes du camp Gbagbo, il reconnaît aussi que d'autres victimes comme celles de Duékoué, ont vécu ces dernières années avec leurs bourreaux, certains promus à des postes de responsabilité.

"Nous sommes bien informés de cela, c’est d’ailleurs pourquoi nous, défenseurs des droits de l’homme, nous luttons fermement contre l’impunité. Ça a été une guerre, et il faut admettre que seuls les pro-Gbagbo ont fait l’objet de procès. Mais en Côte d'Ivoire on avait eu recemment le procès d'Amadé Ouérémi"

Écoutez l’interview de Bamba Drissa en cliquant sur l’image ci-dessus.