RDC : quel avenir pour la coalition au pouvoir? | Arbre à palabre | DW | 01.07.2020
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Arbre à palabre

RDC : quel avenir pour la coalition au pouvoir?

La tension est montée d'un cran depuis quelques jours. La coalition formée par le Font commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président, Joseph Kabila, et le Cap pour le changement (CACH) de l’actuel chef de l’Etat, Félix Tshsiekedi, ne s'entendent pas sur une réforme de la justice.

Écouter l'audio 37:29

La brève interpellation samedi 27 juin du ministre de la justice et garde des Sceaux Célestin Tunda Ya Kasende, également cadre du FCC, est venue exacerber cette tension. 

Le Premier ministre,  Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a fait part de son "indignation" au président Félix Tshisekedi, à la suite de cette interpellation qu'il juge "arbitraire". 

Le Premier ministre  Sylvestre Ilunga Ilunkamba

Le Premier ministre  Sylvestre Ilunga Ilunkamba

"Les membres du gouvernement ont exprimé leur indignation pour l'humiliation subie par leur collègue et condamnent cette arrestation arbitraire en violation des règles élémentaires de l'Etat de droit", a écrit M. Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Il a demandé au chef de l'Etat "de saisir le Conseil supérieur de la magistrature pour l'ouverture d'une action disciplinaire" envers les magistrats qui ont participé à cette arrestation et "de garantir le secret des délibérations du Conseil des ministres".

Mise en garde

En pleine crise politique, le président Félix Tshisekedi a fermement mis en garde ses partenaires de la coalition au pouvoir, les forces politiques de son prédécesseur Joseph Kabila, majoritaires au Parlement.

Le président Félix Tshisekedi est très remonté contre son vice-Premier ministre, ministre de la justice et garde des Sceaux, Célestin Tunda Ya Kasende

Le président Félix Tshisekedi est très remonté contre son vice-Premier ministre, ministre de la justice et garde des Sceaux, Célestin Tunda Ya Kasende

Dans une allocution télévisée à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du 30 juin 1960, le chef de l'Etat a déclaré qu'"aucune majorité politique ou parlementaire, d'où qu'elle vienne, ne peut outrepasser les principes fondateurs de la République"

Ordre de marche

L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo, a pour sa part demandé mardi (30.06) "au peuple de se tenir en ordre de marche" face au "mépris" dont il accuse la majorité parlementaire de l'ex-président Joseph Kabila.

"Les jours à venir seront difficiles. Et je tiens ici à demander au peuple de se tenir en ordre de marche. Lorsque le moment viendra (...) il faudra qu'il nous trouve sur leur chemin", a-t-il déclaré dans une homélie à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Congo.

Le cardinal Fridolin Ambongo est connu pour son franc parlé

Le cardinal Fridolin Ambongo est connu pour son franc parlé

L'archevêque Fridolin Ambongo a souhaité la fin de la coalition au pouvoir issue d'un accord entre le président Félix Tshisekedi, vainqueur de l'élection fin 2018, et son prédécesseur Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au Parlement.

 

Les trois propositions de loi portant réforme de la justice sont-elles opportunes ? Quel est l’avenir de la coalition au pouvoir ?

Nous en débattons avec nos invités :

 

- Lucain Kasongo Mwadiamvita, le président de la commission politique administrative et judiciaire de l’Assemblée nationale, élu député sous la bannière du PPRD, Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie de l’ancien président Jospeh Kabila

- Dieudonné Wamu Oyatambwe, politologue, écrivain et spécialiste de  la RDC

- Jean Marc Kabunda, porte-parole de l’opposant Martin Fayulu

- Et Léon Mubikayi, président du groupe parlementaire Udps et alliés à l’Assemblée nationale

 

Pour écouter l’intégralité du débat, cliquez sur la photo principale de l'article.