RDC : négociations délicates sur le prélèvement à la source | Afrique | DW | 14.01.2020
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Afrique

RDC : négociations délicates sur le prélèvement à la source

Les syndicats de l'administration publique et le gouvernement ont entamé des négociations pour éviter une grève générale des fonctionnaires.

Le président de la Confédération syndicale du Congo et porte-parole des 600 délégués syndicaux de l'administration publique demande au gouvernement de Kinshasa de repousser sa décision de prélever 15% sur les primes des fonctionnaires. 

A en croire Fidèle Kayingi, le salaire de base des fonctionnaires, fixé à 80 dollars, est trop faible pour être imposé alors qu'un protocole d'accord signé entre les  centrales syndicales et le gouvernement prévoit une augmentation à 100 dollars.  Mais cette mesure n'est toujours pas appliquée, ce que dénonce Fidèle Kayingi :

"Le salaire que le gouvernement paye aux agents de la fonction publique est un salaire de misère, un salaire qu’on n’a pas le droit d'appeler salaire. Ce qu'on donne à un huissier aujourd'hui équivaut exactement à 80 euros."

La réaction du pouvoir

Le président Félix Tshisekedi a demandé aux ministres des Finances, du Budget et de la Fonction publique d'organiser un atelier de concertation avec les syndicats afin de trouver une issue négociée à cette crise. 

Mais la ministre de la Fonction publique, Yollande Ebongo Bosongo, affirme que le prélèvement à la source de l'impôt sur les salaires des fonctionnaires est un point non négociable :   
 
"L'impôt est imposé à tout le monde. C'est une mesure légale prévue dans la Constitution et nous sommes appelés à respecter ce principe.  Les membres du gouvernement paient l'impôt, les députés paient l'impôt et chaque citoyen congolais est appelé à payer son impôt. C'est à partir de cela que nous pouvons régler ce que nous avons comme défis dans le pays. Nous sommes au stade des pourparlers avec les partenaires pour éventuellement trouver une solution." 

La menace de grève qui plane sur l'administration publique congolaise intervient à un moment où le régime de Kinshasa est épinglé sur sa mauvaise gestion des dépenses publiques, selon un rapport de l'Observatoire de la dépense publique qui a critiqué le manque de transparence dans les dépenses de l'Etat.