RDC : les jeunes se prononcent sur la gestion du pouvoir | Afrique | DW | 14.02.2020
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Afrique

RDC : les jeunes se prononcent sur la gestion du pouvoir

Un an après la prise du pouvoir de Félix Tshisekedi en RDC, la jeunesse de l'UDPS reste mobilisée même si des jeunes d'autres mouvements, citoyens notamment, sont plus critiques.

Le parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, l’UDPS, organise samedi (15 février) une manifestation au Stade des martyrs où sera présent le président Félix Tshisekedi pour célébrer le premier anniversaire de son accession au pouvoir. Les jeunes membres de l’UDPS vont se réunir pour avant tout soutenir le chef de l’Etat, explique le responsable de la jeunesse de ce parti, Ted Beleshay. Selon lui "la jeunesse est mobilisée même si dans le contexte d’un parti au pouvoir la mobilisation devient un peu laborieuse. Mais l’UDPS est une machine et on est en train de se mobiliser. La journée de samedi est d’abord une journée de rassemblement pour montrer que l’UDPS est déterminée à accompagner le chef de l’Etat à réussir son mandat. On est prêt à briser tous les obstacles qui surgissent sur son parcours. Il y a vraiment encore des résistances, on le sait, mais nous sommes déterminés à l’aider à déboulonner ce système qui s’est installé depuis plusieurs décennies".

Manifestation en RDC après la victoire électorale de Félix Tshisekedi.

Les jeunes de l'UDPS restent pour le moment mobilisés derrière Félix Tshisekedi.

Un président "bloqué"

L’Union pour la démocratie et le progrès social gouverne en coalition avec l’Union pour la nation congolaise, l’UNC, de Vital Kamerhe, et la plateforme Front commun pour le Congo, le FCC, de l’ex-président Joseph Kabila. Les membres de l’UDPS accusent la coalition de bloquer l’action du chef de l’Etat. Certains jeunes souhaitent ainsi que Félix Tshisekedi dissolve le Parlement et annonce la fin du gouvernement de coalition, comme le souligne Paulin Bavon Mukunay. "Il est bloqué, il ne parvient pas à bien travailler. C’est pourquoi nous attendons le 15 février qu’il dissolve le parlement et qu’il y ait une rupture avec le FCC et l’UNC. Nous voyons que le président ne parvient pas à bien travailler. Il a de bonnes idées mais le FCC et l’UNC l’en empêchent" explique le jeune militant. 

L'opposant congolais Vital Kamerhe en 2018 à Kinshasa.

Les relations entre l’UDPS et le FCC mais également l’UNC se sont tendues depuis la mise en cause de Vital Kamehre (sur la photo) dans une affaire de détournement de fonds publics.

Une coalition pointée du doigt également par Amka Congo. Ce collectif des mouvements citoyens estime que le peuple congolais est victime de cet accord de coalition qui bloque le développement du pays. 
Jacques Sinzahera est membre du collectif Amka Congo. Pour lui "la population vit dans le désespoir par rapport à cet accord qui n’a pas offert le développement que le peuple attendait. Nous encourageons cette prise de conscience de la jeunesse. Aujourd’hui, la jeunesse de l’UDPS comprend qu’il faut se réunir autour d’une vision commune : le peuple d’abord. La jeunesse doit comprendre que le président n’a pas l’Assemblée Nationale, n’a pas le Sénat, il n’a pas non plus les gouvernorats des provinces mais il a le peuple".
La coalition au pouvoir en RDC est secouée par des divisions depuis sa mise en place, d’abord entre les membres de l’UDPS et ceux du FCC. Mais aujourd’hui aussi entre l’UDPS et l’UNC dont les relations se sont tendues depuis la mise en cause de Vital Kamehre, le directeur de cabinet du président Félix Thsisekedi, dans une affaire de détournement de fonds publics.

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