RDC : la gratuité de l′école primaire menacée par le manque de budget | Afrique | DW | 05.09.2019
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Afrique

RDC : la gratuité de l'école primaire menacée par le manque de budget

Le programme du gouvernement veut faire de l'enseignement une priorité. Mais la gratuité de l'école semble encore loin.

Pour son premier oral devant les députés, le Premier ministre Sylvestre Ilunga a axé les actions de son gouvernement sur 15 piliers, dont le renforcement du système sanitaire du pays et la gratuité de l'école.

L'enseignement gratuit devrait permettre d'améliorer le taux d'alphabétisation en permettant aux enfants de familles pauvres d'accéder à l'éducation.

Mais pour Georges Mawiné, président de la jeunesse du parti Ensemble pour le changement, dirigé par l'opposant Moïse Katumbi, la mesure annoncée par le président Félix Tshisekédi ne correspond pas à la réalité dans les écoles du pays.

"Le président de la République lui–même a reconnu que la gratuité n’est pas effective. Il n’y a pas de gratuité en République démocratique du Congo. Aucune école n’est en train d’inscrire les élèves gratuitement. Aucun parent ne peut vous dire que dans telle école, on a inscrit des élèves gratuitement car les enseignements sont toujours payants."

7 millions pour l'éducation

Dans le budget 2019 en cours, environ sept millions de dollars sont alloués à l'éducation. Mais ceci ne prend pas en compte la prise en charge de la gratuité de l’enseignement de base pour les quatre premiers mois de cette année scolaire.

Au-delà des problèmes liés au financement de l'enseignement, il y a aussi la prise en charge des malades. Le système sanitaire congolais est confronté à un déficit d'hôpitaux de qualité, nous explique le député provincial du Lualaba, Donat Tshimboj, dans le Katanga, où l'épidémie de choléra a fait de nombreuses victimes:

"L’équipement laisse à désirer. Il y a des infirmiers qui touchent encore par mois l’équivalent de dix dollars. Qu’est-ce qu´on peut bien faire avec ça ? Et il y en a qui ne sont même pas payés. Le manque de médicaments est criant. Je crois qu’il y a surtout jusqu'alors des bonnes intentions. Attendons que le gouvernement se mette au travail et nous verrons ce qui va changer. Mais jusque-là, la tâche n’est pas aussi facile qu’on le pense."

Pour matérialiser les promesses de son gouvernement, le Premier ministre congolais doit revenir devant les élus avec un budget chiffré afin que les députes l’approuvent. 

D’ici là, on saura combien d’argent l’Etat congolais est prêt à injecter dans les deux secteurs jugés prioritaires par Kinshasa – à savoir l’éducation et la santé.