RCA : le processus électoral est contesté sur fond d’insécurité | Arbre à palabre | DW | 08.01.2021
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Arbre à palabre

RCA : le processus électoral est contesté sur fond d’insécurité

Le président centrafricain sortant, Faustin Archange Touadéra, a été déclaré vainqueur dès le premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Dix candidats de l’opposition contestent sa réélection qu’ils jugent frauduleuse.

Écouter l'audio 38:44

En Centrafrique, selon l'Autorité nationale des élections (ANE), le président Faustin Archange Touadéra a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés dès le premier tour le 27 décembre, avec 53,92%. Ces chiffrent devraient être validés par la Cour constitutionnelle au plus tard le 19 janvier.   Le taux de participation est estimé à 76,31%. Et seulement environ 910.000 électeurs ont pu accomplir leur devoir citoyen sur environ 1,8 million d'électeurs inscrits sur les listes électorales.

Le président Faustin Archange Touadéra est au pouvoir depuis le 30 mars 2016

Le président Faustin Archange Touadéra est au pouvoir depuis le 30 mars 2016

Ils ont également dénoncé et listé "de nombreuses irrégularités" dans un processus électoral qui "n'a pas respecté les normes et standards internationaux universellement reconnus" et "ne saurait conférer la légitimité au président élu".

C’est pourquoi, ces candidats malheureux ont demandé mardi (5.01) l'annulation de la présidentielle.

Soutien de la communauté internationale

"Les résultats sont proclamés, je ne peux que m'en réjouir, comme tous ceux qui ont soutenu le président et c'est un vote de rejet de la violence", s'est pour sa part réjoui Ange-Maxime Kazagui, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.

Les casques bleus de la Minusca appuient l’armée centrafricaine face aux attaques rebelles

Les casques bleus de la Minusca appuient l’armée centrafricaine face aux attaques rebelles

L'Union africaine, l'Union européenne, l'ONU et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) ont financé à hauteur de plusieurs millions d’euros l'organisation des élections générales. Ces organisations ont loué "la détermination des Centrafricains à exercer leur droit de vote, malgré les nombreux obstacles" dans une déclaration conjointe publiée au lendemain de la publication des résultats provisoires globaux.

Climat tendu

Les élections générales du 27 décembre 2020 se sont déroulées dans un climat d’insécurité. Car, depuis le 19 décembre, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui regroupe plusieurs mouvements rebelles centrafricains soutenus par l’ancien président François Bozizé, a lancé plusieurs offensives militaires afin de s’emparer de la totalité du territoire sans exclure la capitale Bangui.

Le samedi 2 janvier, la CPC a lancé une attaque à Damara à 70 km au nord de Bangui, et fief du président sortant, Faustin Archange Touadéra. Elle en a été délogée par les forces armées centrafricaines et les Casques bleus de l’ONU. Elle a ensuite, le même week-end, réussi à prendre le contrôle de Bangassou, localité située à 750 km à l'est de Bangui (dans le sud-est du pays). Le ministre centrafricain de la communication et porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, a confirmé l’information sur la DW.

L’ancien président Bozizé soutient officiellement la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)

L’ancien président Bozizé soutient officiellement la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)

Eric Topona évoque la situation politique et sécuritaire de la RCA cette semaine dans le magazine de débat sous l’Arbre à palabres, avec ses invités:

-Serge Bosanga, le porte-parole en Europe de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

-Lucie Yossi Sandoua, présidente des femmes du Mouvement cœur unis, le parti présidentiel en RCA.

-Rocka Rollin Landoung, journaliste-analyste, directeur de Kadéï Vox.

-Et Paul-Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile (GTSC).

Pour écouter l’intégralité du débat, cliquez sur la photo (ci-dessus).