Réunion à Berlin pour sauver Opel | Allemagne | DW | 06.03.2009
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Allemagne

Réunion à Berlin pour sauver Opel

Le gouvernement allemand étudie la possibilité d'accorder une aide publique au constructeur Opel. La réunion entre des représentants du gouvernement et des dirigeants d'Opel et de GM s'est achevée sans résultat concret.

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Karl-Theodor zu Guttenberg, à gauche, et Carl-Peter Forster, à droite, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion de Berlin.

Sans grande surprise, les dirigeants d'Opel et de General Motors sont repartis bredouille de la chancellerie. Le gouvernement allemand estime que le plan de restructuration présenté lundi ne tient pas la route, et souhaite clarifier de nombreuses questions avant d'envisager une aide publique. L'attitude du constructeur américain, qui est au bord de la faillite, agace quelque peu Berlin. A tel point que la chancelière Angela Merkel a pris les choses en main hier, en appelant le directeur européen de General Motors, Carl-Peter Forster. Celui-ci a promis de donner les réponses souhaitées, sans toutefois indiquer de délai. Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre allemand de l'Economie :

"Nous sommes tous largement d'accord sur le fait que le comportement de la maison-mère n'incite pas particulièrement à la confiance. Nous sommes toujours dans le brouillard sur ce qui va vraiment se passer."

L'Allemagne réfléchit depuis plusieurs semaines déjà à la meilleure manière d'aider Opel à surmonter la crise. Mais Berlin craint que son aide profite surtout à la maison mère General Motors, même si le plan de restructuration prévoit une plus grande autonomie de la marque. En cette "super-année électorale", tout le monde y va de son avis sur le sauvetage d'Opel, qui emploie 26.000 personnes. Alors que le candidat à la chancellerie, Frank-Walter Steinmeier, soutient entièrement les syndicats, le ministre allemand de l'Intérieur, Wolfgang Schäuble, a suggéré d'envisager l'option d'un dépôt de bilan. Selon lui, ce serait un moyen de préserver les actifs d'Opel.

Ailleurs en Europe, la tension est également palpable. Outre l'Allemagne, General Motors est implanté en Espagne, en Grande-Bretagne, en Belgique et en Pologne et emploie au total 55.000 personnes. Dans chaque pays, le constructeur américain a demandé l'aide des pouvoirs publics pour maintenir ses usines Opel. Certains craignent qu'il fasse jouer la concurrence entre les Etats plus ou moins prêts à passer à la caisse. La Commission européenne a proposé d'organiser un mini-sommet des pays concernés, d'une part pour éviter le chacun pour soi, mais également afin de faire pression sur General Motors pour qu'il exprime ses intentions. Selon la presse allemande, le géant au bord de la faillite a cédé les brevets d'Opel au Trésor américain pour pouvoir profiter de milliards d'aides.

  • Date 06.03.2009
  • Auteur Anne Le Touzé
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