Réfugiés palestiniens, ils espèrent toujours un retour | International | DW | 15.05.2013
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International

Réfugiés palestiniens, ils espèrent toujours un retour

Chaque 15 mai, les Palestiniens commémorent ce qu'ils appellent la "nakba", la "catastrophe" en arabe. Notre correspondante s’est rendue à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, à la rencontre de réfugiés de 1948.

Dans la bande de Gaza, en novembre 2012

Dans la bande de Gaza, en novembre 2012

Lors du conflit israélo-arabe de 1948, plus de 700.000 Palestiniens ont été cointraints au départ, fuyant vers d'autres régions de l'ancienne Palestine, ou vers l'étranger.

Abdul Amid avait 10 ans quand il a fui son village de Tirat Dandan, dans le nord de ce qui est aujourd'hui Israël, avec ses parents et ses 4 frères et sœurs.

« C'était une journée noire. Nous sommes sortis pieds nus, nous avons dormi dehors sous des arbres. Il y avait beaucoup de monde, des enfants, des personnes âgées... Le monde entier a vu cela mais personne n'a rien fait pour nous protéger ».

De jeunes Palestiniens dans le camp de Jalazone, près de Ramallah

De jeunes Palestiniens dans le camp de Jalazone, près de Ramallah

Abdul Amid vit aujourd'hui dans une maison à Naplouse, mais avant cela il a passé 54 ans dans le camp de réfugiés de Balata, le plus important de Cisjordanie. 23.000 personnes y vivent aujourd'hui.

« Quand on est arrivé ici, on n'avait rien, se souvient-il. On vivait dans des tentes. Après quinze années passées dans ce camp, on a commencé à monter des maisons en boue et puis les Nations unies ont construit des maisons en dur. Mais ça restait des conditions de vie pénibles, surtout l'hiver avec le froid et la pluie. »

Revenir, même dans longtemps

Comme la majorité des réfugiés palestiniens, Abdul Amid garde l'espoir de revenir un jour dans son village natal. C'est ce que les Palestiniens appellent le droit au retour. Zakyeh, elle, a quitté la ville d'Haifa en 1948. Elle avait 18 ans :

« Revenir, c'est une obligation. Même si c'est dans longtemps, même si cela paraît impossible. Même si moi je ne peux pas revenir. Mais je garde l'espoir pour mes enfants. »

Zakyeh a le statut de réfugié, un statut délivré par les Nations unies qu'elle a transmis à ses enfants et petits-enfants. À 82 ans aujourd'hui, elle continue d'entretenir le souvenir et la mémoire familiale. Et comme chaque 15 mai, elle sera dans les rues de Naplouse aujourd'hui pour manifester. Un moyen dit-elle de ne pas oublier les réfugiés palestiniens. Les Nations unies estiment qu'ils sont aujourd'hui près de 5 millions répartis dans les territoires palestiniens, en Jordanie, en Syrie et au Liban.

Écoutez ci-dessous le reportage d'Emilie Baujard à Naplouse dans le nord de la Cisjordanie à la rencontre de deux réfugiés.

Écouter l'audio 01:58
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01:58 min

"Revenir, c'est une obligation. Même si moi je ne peux pas. Mais je garde l'espoir pour mes enfants" (une réfugiée palestinienne)

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