Qui comprend quoi dans l′accord de Genève ? | International | DW | 01.07.2012
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International

Qui comprend quoi dans l'accord de Genève ?

Le Groupe d'action sur la Syrie a adopté un accord qui prévoit la mise en place d'un gouvernement de transition à Damas. L'opposition est sceptique, d'autant plus que les interprétations du texte divergent.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en discussion avec Kofi Annan

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en discussion avec Kofi Annan

La ville de Genève, en Suisse, accueillait samedi 30 juin une réunion du Groupe d'action sur la Syrie, une réunion qui pour beaucoup était condamnée à un échec. Finalement, les pays présents - les cinq membres du Conseil de sécurité, ainsi que la Turquie et des représentants de la Ligue arabe - ont adopté un accord prévoyant la mise en place d'un gouvernement de transition à Damas. Un gouvernement qui pourrait inclure des membres de l'opposition et des représentants du pouvoir sortant.

Genf Konferenz Syrien

Pour Washington, Bachar al-Assad doit partir

Tous les pouvoirs au gouvernement de transition

Le texte reste relativement flou. D'ailleurs, les pays signataires eux-mêmes divergent sur son interprétation : les États-Unis estiment qu'il ouvre la voie à l'ère "post-Assad". La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a ainsi déclaré : « Assad devra partir. Il ne passera jamais le test du consentement mutuel, étant donné tout le sang qu'il a sur les mains. Je pense que vous avez entendu Kofi Annan dire en substance exactement la même chose. Le texte indique clairement que le pouvoir est confié tout entier au gouvernement de transition, ce qui le prive, lui et son régime, de toute autorité s'il refuse de se retirer et de partir. »

Genf Syrien Konferenz Kofi Annan

La réunion avait été convoquée par Kofi Annan, l'ancien secrétaire général de l'ONU

La règle du "consentement mutuel"

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s'est placé sur la même ligne. Il a dévoilé certains détails de l'accord, notamment en ce qui concerne le choix des personnalités qui composeront ce gouvernement de transition. « Il est dit que ce seront des personnes qui feront l'objet d'un consentement mutuel, a affirmé Laurent Fabius. Jamais l'opposition ne va accepter Bachar al-Assad. »

De leur côté, la Russie et la Chine, alliées du président Bachar al-Assad, ont insisté sur le fait qu'il revient aux Syriens de choisir leur avenir et non pas aux puissances étrangères de dicter leur volonté. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a exclu tout recours au chapitre 7 de la Charte de l'ONU, qui permet un recours à la force, pour faire pression sur Damas.

Bashar al-Assad Präsident Syrien

L'accord ne se prononce pas directement sur le sort de Bachar al-Assad

La Syrie pas invitée à la réunion

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a estimé que la réunion n'avait "pas été un succès", essentiellement parce que la Syrie et "des nations ayant une influence sur les événements dans ce pays", n'avaient pas été invitées. Moscou avait pourtant tenté d'imposer la présence d'un représentant iranien à Genève. Kofi Annan y était également favorable.

Un porte-parole du Conseil national syrien, le principal groupement de l'opposition, a regretté l'ambiguïté du texte, mais relevé "quelques éléments positifs". D'autres opposants craignent que l'accord ne permette au régime de gagner du temps. Samedi, les violences ont fait plus de 120 morts dans le pays.

Désormais, le Conseil de sécurité devrait être saisi pour donner plus de poids au texte. Ce dernier réaffirme par ailleurs la nécessité d'appliquer le cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis le 12 avril.

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