Quelles chances pour les jeunes rwandais aux législatives ? | Afrique | DW | 31.08.2018
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Afrique

Quelles chances pour les jeunes rwandais aux législatives ?

Dès dimanche les électeurs rwandais sont appelés à choisir les nouveaux députés. Parmi les 512 candidats, beaucoup sont très jeunes. Mais il pourrait être difficile pour eux d'être élus.

Ce sera ce dimanche 2 et ce lundi 3 septembre (le dimanche pour la diaspora et le lundi au Rwanda). Les électeurs rwandais sont appelés aux urnes pour choisir les nouveaux députés qui vont les représenter pendant cinq ans. 512 candidats ont déposé leur candidature, dans l'espoir de figurer parmi les 80 à obtenir un siège au Parlement. Cette année, de jeunes candidats rejoignent la course pour les élections. Dans un pays où une large frange de la population est jeune, certains candidats n'ont que 21 ans.

Faire plus pour les jeunes filles

Jessica Mutesi, 23 ans, est membre du Green Party. "J'ai décidé d'être candidate car j'étais confiante et je voulais tenter ma chance tant que je suis encore jeune", explique la jeune fille qui brigue un siège de députée et se présente face à des concurrents qui peuvent avoir trois fois son âge. "Je voulais aussi encourager d'autres jeunes à ne pas craindre d'essayer. Si je suis élue, en tant que jeune femme, je ferai en sorte que nous fassions plus d'efforts pour nous assurer que les personnes qui engrossent des adolescentes, les obligeant à abandonner leurs études, soient arrêtées, jugées par un tribunal de façon juste. Je voudrais aussi que ces filles poursuivent leurs études et préparent leur avenir."

Philippe Mpayimana a lui été parmi les premiers candidats à avoir l'autorisation de ce présenter en indépendant. L'année dernière, il était arrivé en deuxième position lors des élections présidentielles. Pour lui, cette élection est particulière. "Les citoyens sont toujours à la recherche de changement et cela nous donne plus d'énergie au début de campagne", raconte-il. Son premier vœu est que les élections se passent bien "pour que les électeurs aient le dernier mot". "Si les électeurs choisissent un candidat indépendant ou deux, ça commencera à changer la manière dont les élus entrent au Parlement. De cette façon, les électeurs auront plus de confiance dans le processus électoral". 

Des jeunes peu connus

Mais quelles chances pour ces jeunes ? L'analyste politique Pontian Kabera, estime que leur implication ans la politique est un bon signe, mais il reste toutefois sceptique pour le jour du vote. "Cela montre que l'espace politique dans notre pays a changé et qu'il y a de la place pour que les jeunes participent aux instances de décision du pays", assure-t-il. "Cependant, bon nombre des jeunes qui se présentent à des postes politiques sont issus de partis politiques peu ou pas reconnus. On peut se demander quelles sont leurs chances de gagner ?", questionne-t-il. 

Dans la chambre sortante, plus de 61% des députés sont des femmes. Le génocide de 1994 explique en partie cette répondérance : les veuves ont dû prendre les choses en main et la place des femmes s'est améliorée dans la société. Les jeunes, eux, n'ont que deux députés au Parlement, alors qu'ils représentent 60% de la population du pays.

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