Quelle solution pour les migrants à bord du Sea-Watch ? | International | DW | 27.06.2019
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International

Quelle solution pour les migrants à bord du Sea-Watch ?

Le navire humanitaire, qui a forcé mercredi 26 juin le bocus italien est toujours bloqué en face du port de l'île de Lampedusa. Matteo Salvini s'oppose à tout débarquement des 42 migrants à bord.

"Nous avons attendu une nuit, nous ne pouvons pas attendre plus. On ne peut pas jouer avec le désespoir de personnes dans le besoin" : c’est le message lancé  jeudi matin par l'ONG Sea-Watch.

Le navire humanitaire est bloqué depuis hier en face du port de l'île de Lampedusa après avoir forcé le blocus des eaux territoriales italiennes pour tenter de débarquer sur l'île les 42 migrants.

" Hier, nous sommes entrés dans les eaux territoriales italiennes sans l'autorisation des autorités. Nous avons déclaré l'état de nécessité parce que la situation psychologique et humanitaire s'est tellement aggravée que je ne peux plus garantir la sécurité des personnes sauvées à bord de mon navire", a annoncé Carola Raket,  capitaine allemande du Sea-Watch. 

Carola Raket affirme que "les autorités ont été à bord du navire à deux reprises, elles n'ont demandé que quelques papiers sans donner d’indications claire quant à la date à laquelle les personnes sauvées seront débarquées. Plus tard dans la journée, nous attendons une délégation de parlementaires italiens et nous espérons que cela créera l'élan nécessaire pour enfin débarquer tout le monde et les emmener dans un lieu sûr".

La tension monte entre la commission européenne des migrations et Salvini

A Bruxelles, le commissaire européen chargé des migrations, Dimitris Avramopoulos, a annoncé que plusieurs pays européens étaient prêts à participer à une répartition de ces migrants mais qu'une solution ne serait possible "qu'une fois les personnes débarquées"

Une proposition rejetée par le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, celui-ci dénonce un jeu  politique de Sea-Watch mais aussi l'indifférence affichée par les Pays-Bas, pays dont le navire bat pavillon, et l'Allemagne, le pays de l'ONG.

" Ceux qui ignorent la loi me répondront. Ceux qui font des erreurs paieront. Je ne parle pas seulement de ce capitaine arrogant qui fait de la politique sur le dos de quelques dizaines de migrants. Existe-t-il maintenant un gouvernement aux Pays-Bas ? Il devrait se réveiller ! Existe-t-il une Commission européenne ? Elle devrait se réveiller !"

La jeune capitaine et les responsables de Sea-Watch risquent des poursuites pour aide à l'immigration clandestine, un délit passible d'une amende de 50.000 euros et de la saisie du navire.

Pour payer les frais de justice, l’ONG a lancé hier sur Facebook un appel aux dons et plus de 113.000 euros ont déjà été récoltés.

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