Quatre choses à savoir sur la variole du singe | International | DW | 15.08.2022
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International

Quatre choses à savoir sur la variole du singe

La variole du singe est jusqu’à ce jour la forme de variole la plus dangereuse. Mais les scientifiques la connaissent de mieux en mieux.

Un medecin qui tient un test positif de variole du singe en main

La variole du singe ne cesse de se propager dans le monde

La variole du singe, aussi connue sous son nom scientifique d'orthopoxvirose simienne, est une maladie infectieuse qui a déjà touché des milliers de personnes dans le monde. Mais les scientifiques la connaissent de mieux en mieux.

Une "urgence" pour l'OMS

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré le 23 juillet dernier la variole du singe comme étant une "urgence de santé publique de portée internationale". En effet, trois mois après le début de l’épidémie, la maladie ne cesse de se propager et touche au moins 28.000 personnes dans le monde.

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l'OMS

La variole du singe est une "urgence de santé publique de portée internationale", selon le chef de l'OMS

La variole du singe est jusqu’à ce jour la forme de variole la plus dangereuse. Elle est causée par le virus appelé orthopoxvirus simien. Depuis plusieurs décennies, la variole du singe existait dans une dizaine de pays africains. Toutefois, l’épidémie de variole du singe qui sévit depuis environ trois mois a des spécifités liées au profil des malades.

Les avancées de la recherche

Ces dernières semaines, trois études, publiées dans des revues médicales de référence - le British Medical Journal (BMJ), le Lancetet le New England Journal of Medicine(NEJM) - ont dressé un tableau clinique de l'épidémie actuelle. Ces études révèlent de nouvelles informations sur la variole du singe et démontrent ainsi que des progrès sont faits dans la connaissance de cette maladie.

Un technicien de laboratoire médical prend dans un réfrigérateur un réactif pour tester des échantillons suspects de variole du singe au laboratoire de microbiologie

Les recherches sur la variole du singe connaissent des avancées

Les symptômes

Cet article dresse la liste des principaux symptômes de la variole du singe ainsi que leur mode de transmission.

D’après une récente étude, le British Medical Journal (BMJ) affirme que les symptômes de la variole du singe "diffèrent de ceux observés chez les populations affectées par les précédentes épidémies" en Afrique. Ces symptômes sont les suivants :

  • Des lésions sur le corps

Une infection par le virus de la variole du singe peut entraîner une éruption vésiculeuse. Ces vésicules remplies de liquide se dessèchent et les lésions qui s’ensuivent se transforment en croûtes. Des sensations de démangeaisons peuvent en résulter. Les principales zones du corps où les lésions sont souvent concentrées sont l'anus, le pénis et la bouche. Les lésions peuvent également être présentes sur les paumes des mains, la plante des pieds, le tronc et les membres. A cela s'ajoutent des complications très peu observées jusqu'alors, telles que l’inflammation du rectum ou un œdème du pénis.

Des personnes qui font la queue pour se faire vacciner

Les hommes qui ont des relations homosexuelles sont les plus touchés par la variole du singe

  • Fièvre et douleurs musculaires

Les lésions peuvent donner lieu à un accès de fièvre, parfois accompagné de douleurs musculaires, de maux de tête et d’asthénie ou fatigue.

D’après Santé Publique France, les ganglions lymphatiques pourraient être enflés et douloureux, sous la mâchoire, au niveau du cou ou au pli de l’aine et des maux de gorge seraient également fréquents. De plus, par rapport à la durée d’incubation du virus, Santé Publique France poursuit en précisant que "l’incubation de la maladie peut aller de cinq à 21 jours. La phase de fièvre dure environ un à trois jours. La maladie guérit le plus souvent spontanément, au bout de deux à trois semaines, mais parfois quatre semaines."

 

La transmission

Les moyens de transmission les plus courants de la variole du singe sont :

  • La contamination par voie sexuelle

Chez les patients récents, certaines manifestations physiques suivent une contamination lors d'un rapport sexuel. Le tableau clinique dressé à la suite de l’épidémie de la variole du singe par le British Medical Journal (BMJ), le Lancet et le New England Journal of Medicine (NEJM) atteste que la maladie touche majoritairement les hommes qui ont des relations homosexuelles.

Infographie épidémie de variole du singe en 2022

La variole du singe touche au moins 28.000 personnes dans le monde

Pour chaque étude, ces derniers constituent à peu près la totalité des patients. Ce point commun interroge. Leur activité sexuelle est-elle un vecteur de la maladie ? Les chercheurs n’écartent pas totalement la possibilité que la maladie se transmette par le sperme. L'hypothèse n'a toutefois pas pu être vérifiée avec certitude par les recherches actuelles.

Bien que les spécialistes ne souhaitent pas stigmatiser les homosexuels, l’étude du Lancet réalisée dans plusieurs hôpitaux espagnols révèle " qu’un contact corporel pendant l’activité sexuelle constitue le mécanisme dominant de transmission de la variole du singe ".

Certains chercheurs affirment que la transmission par voie aérienne jouerait un rôle important dans les contaminations.

  • Contamination par voie buccale et cutanée

La voie buccale est une voie secondaire de contamination par la variole du singe. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) affirme qu’un contact prolongé en face à face avec un malade, la salive, les éternuements et les postillons favoriseraient la transmission de la maladie d’une personne à une autre.

La partie du corps irritée par la variole du singe

Une infection par le virus de la variole du singe cause des lésions cutanées

Le virus de la variole du singe peut aussi se transmettre par voie cutanée à travers un contact direct avec les muqueuses d’une personne malade.

D’après l’ANSM, la contamination par voie cutanée aurait comme agent les fluides corporels, les lésions cutanées ou les muqueuses internes de la bouche. À la liste de l’ANSM s’ajoutent des objets que le malade aurait contaminés par un contact prolongé, comme les vêtements ou le linge de lit.