Le président de RDC, un Congolais de père et de mère ? Pourquoi la question divise | Arbre à palabre | DW | 16.07.2021
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Arbre à palabre

Le président de RDC, un Congolais de père et de mère ? Pourquoi la question divise

Pour les défenseurs de cette idée inscrite dans un projet de loi, il s'agit de "désinfiltrer" le système politique congolais. Les adversaires mettent en gardent contre un amalgame, voire une dérive aux conséquences imprévisibles. Mais de quoi retourne l'idée de "désinfiltrer" la RDC ?

Écouter l'audio 25:45

C'est un sujet qui divise. En République démocratique du Congo, un projet de loi déposé à l'Assemblée nationale propose, d'un côté, le caractère irrévocable de la nationalité congolaise. D'un autre côté, l'initiative prévoit le verrouillage de l'accès à certaines fonctions dites régaliennes comme celles de président de la République.

Les Congolais nés d'un ou de parent(s) étranger(s) pourraient se voir refuser le droit d'être candidats aux fonctions suprêmes.

Contexte politique sensible

 

Le président Félix Tshisekedi ici lors d'une visite dans l'Est de la RDC

Le chef de l'Etat congolais Félix Tshisekedi a été élu lors de la présidentielle de 2018

A deux ans de la prochaine élection présidentielle, le sujet suscite moult réactions : le pouvoir de Monsieur Félix Tshisekedi cherche-t-il à éliminer un ou des potentiels concurrents ? C'est la question que se posent certains qui évoquent ce qu'il s'est passé sous d'autres cieux comme en Côte d'Ivoire avec le concept de l'ivoirité.

Le gouvernement congolais, à travers son porte-parole Patrick Muyaya, a pris ses distances mais a-t-il convaincu ? Pourquoi la question, qui en soi n'est pas nouvelle en RDC, suscite tant de passions ? Fréjus Quenum en discute avec nos invités :

- Nsingi Pululu, député national, dissident du Front commun pour le Congo (FCC), regroupement politique autour de l'ancien président Joseph Kabila, aujourd'hui engagé au sein du regroupement politique AAB (Action pour l'alternance et le bien-être). C'est lui qui a déposé le projet de loi à l'Assemblée natinale et affirme avoir le soutien de 260 élus sur les 500 que compte la représentation du peuple

- Alain Lusi, cadre du parti Union pour la nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, ex-directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi

- Francis Kalombo, avocat, ancien cadre du PPRD, parti d'origine de l'ancien président Joseph Kabila. Il a rallié en 2018 l'ancien gouveneur Moïse Katumbi dont il est aujourd'hui un des porte-parole et dont il soutient la candidature à la présidentielle 

- Mwayila Tshiyembe, professeur de Sciences politiques, président de la Fédération des congolais de l'étranger 

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