Pourquoi Félix Tshisekedi est en quête de majorité parlementaire | Arbre à palabre | DW | 09.12.2020
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Arbre à palabre

Pourquoi Félix Tshisekedi est en quête de majorité parlementaire

La destitution de Jeanine Mabunda la présidente de l'Assemblée nationale et son bureau en RDC marque une étape cruciale dans le conflit entre le Cap pour le changement (Cach) et le Front commun pour le Congo (FCC). Cette rivalité à trois ans de la présidentielle de 2023 a deux principales explications. Comment le commun des Congolais pourra-t-il en tirer parti ?

Écouter l'audio 25:45

Deux ans après une alternance au pouvoir qualifiée de "civilisée", en République démocratique du Congo (RDC), l'appareil de l'Etat est fortement grippé. Au terme de conflits à répétition, le président Félix Tshisekedi a annoncé la fin de la coalition qu'il a mise en place avec le regroupement politique de son prédécesseur Joseph Kabila.

Tshisekedi accuse ses alliés, de l'empêcher de travailler en lui mettant des bâtons dans les roues. Ceux-ci invoquent leur majorité au sein des parlements au niveau national et provincial pour justifier leur exigence de partage du pouvoir.

Le conflit a connu une illustration spectaculaire mardi (08.12.2020) quand les partisans des deux camps se sont livrés à une bagarre au siège de l'Assemblée nationale à Kinshasa. Deux jours plus tard, jeudi (10.12.2020), c'est la présidente de l'Assemblée nationale Jeanine Mabunda et son bureau qui sont destitués suite à des pétitions initiées par le parti de Félix Tshisekedi.

Tournant vers 2023

Le président Félix Tshisekedi a rencontré les officiers des FARDC début décembre à Kinshasa

Le président Félix Tshisekedi s'est assuré la loyauté des forces armées congolaises

À trois ans de la prochaine élection présidentielle, l'actuel dirigeant est en quête de nouveaux alliés. Mais le camp Kabila va-t-il lui laisser la main libre? La crise actuelle ne renvoit-elle pas à celle de départ, née des résultats contestés de la présidentielle de décembre 2018 ? Et comment le plus grand pays d'Afrique subsaharienne (2,3 millions de km2), peut-il sortir de l'actuel imbroglio, sans trop de casses ? Fréjus Quenum en discute avec ses invités : 

- Stephanie Wolters, Chercheuse principale au South african institute of international affairs (SAIIA)
- Jean-Claude Mputu, politologue, porte-parole de la campagne "Le Congo n'est pas à vendre"
- Jacques Djoli Eseng'Ekeli, professeur de droit constitutionnel, ancien vice-président de la Commission électorale congolaise, cadre du Mouvement de libération du Congo (MLC), parti de l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba

Retrouvez l'émission Arbre à palabres chaque vendredi à 17H30 et chaque samedi à 7HTU !