Paludisme : la résistance des moustiques aux insecticides et aux médicaments menace les acquis récents | Afrique | DW | 25.04.2018
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Paludisme : la résistance des moustiques aux insecticides et aux médicaments menace les acquis récents

L’apparition d’une résistance des moustiques aux insecticides et aux médicaments menace les acquis récents alors que le paludisme tue environ 627.000 personnes par an, principalement en Afrique subsaharienne.

Les moyens de lutte contre le paludisme les plus connus sont tout d'abord les méthodes préventives qui se résument à l'utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticide et l'assainissement de l'environnement domestique en évacuant les retenues d'eau.

Il y a ensuite les traitements résultants de combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine : une molécule extraite d’une variété de plante très active dans la lutte contre le paludisme. Cependant, les parasites à l'origine du paludisme possèdent une grande aptitude à développer une résistance aux médicaments. D'où les difficultés rencontrées au quotidien par les populations et les soignants.

Investir dans les vaccins

L'OMS estime que la seule manière de lutter efficacement contre le paludisme est d'investir davantage dans les vaccins antipaludiques dont certains sont en phase d'essais en Afrique. Yacine Djibo préside Speak Up Africa, une ONG basée au Sénégal qui coordonne le programme national "Zéro palu je m’engage".

"Nous avons pu mettre en place une campagne nationale autour de l'élimination du paludisme", explique-t-il. "L'objectif de cette campagne est de créer un mouvement citoyen d'ampleur nationale pour pouvoir sensibiliser les populations et faire de l'élimination du paludisme une priorité nationale".

Des moustiquaires pour se protéger

En attendant l'utilisation effective des vaccins, l'OMS conseille de fournir des moustiquaires aux populations à risque et de s'assurer de leur usage correct. Par ailleurs, il faudrait aussi introduire la pulvérisation d'insecticide à l'intérieur des habitations dans les pays où le paludisme est endémique comme dans la région des Grands Lacs. 

"Par exemple en RDC, il y a un besoin de plus de 23 millions et au Nigeria c'est 538 millions de dollars dont on a besoin pour pouvoir protér les populations", explique Yacine Djibo. "Il y a vraiment un énorme besoin de financement pour faire face à la maladie et obtenir des résultats satisfaisants".

Selon l’Organisation mondiale de la santé, si les gouvernements augmentent leur contribution à la lutte contre le paludisme, ceci contribuera a diminuer considérablement l’incidence du paludisme. Jusqu’à 49 % en Afrique et 42 % au niveau mondial.