Nouvelle étape dans la crise politique togolaise | Afrique | DW | 16.04.2018
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Afrique

Nouvelle étape dans la crise politique togolaise

Les présidents ghanéen Nana Akoufo Addo et guinéen Alpha Condé sont désormais "facilitateurs de la CEDEAO pour la résolution de la crise politique au Togo". Un nouveau camp s'est formé : celui des centristes.

Trois mois après le début du dialogue, aucune solution à la crise togolaise, qui dure depuis 7 mois déjà, ne semble se profiler. Samedi encore, face à un important dispositif de sécurité, les manifestations de l'opposition ont été quasi étouffées. Les forces de l'ordre n'ont pas hésité a déployer tous les moyens de dissuasion contre un quelconque rassemblement.

Bonn Staatspräsident Guinea Alpha Conde (DW)

Le président Alpha Condé est désormais, avec Nana Akoufo Addo, "facilitateur" de la CEDEAO pour la crise au Togo.

Dans le même temps se déroulait, à Lomé, une session extraordinaire des chefs d'État et de Gouvernements de la CEDEAO. Au ghanéen Nana Akoufo Addo vient s'ajouter désormais le président guinéen Alpha Condé : tous deux sont désormais facilitateurs de la CEDEAO pour la résolution de la crise au Togo. Les chefs d'Etat de l'organisation ont appelé à des réformes constitutionnelles dans le respect "des normes et principes de la démocratie et de l'Etat de droit".

Pas sûr cependant que ces nominations puissent appaiser la crise dans le pays : "Nous sommes dans une situation où la rue sera appelée, dans les jours à venir, par l'opposition, où le dialogue aura de la peine à réunir une fois encore les protagonistes autour de la table, où le gouvernement chercherait à avancer sur son initiative de référendum", explique Paul Amegankpo, expert en gouvernance démocratique. "L'autre possibilité c'est que la coalition pourrait envisager une initiative de référendum populaire par des pétitions pour faire en sorte qu'il y ait deux objets à soumette au référendum", estime-t-il.

Le camp des centristes

Togo Protesten (DW/A. Kriesch)

Samedi à Lomé, les forces de l'ordre ont tout fait pour empêcher les manifestations.

Face aux positions extrémistes des parties prenantes au dialogue, un nouveau camp s'est formé : celui des centristes. "Si après trois mois de discussions on n'a pas évolué d'un seul iota, rien ne nous dit que, même en nous accordant 3 ans, on évoluera. Donc au bout d'un certain moment, il faudra régler la question des élections et, selon nous, de façon consensuelle mais en quittant les extrémismes", estime Gerry Taama, président du NET, le Nouvel engagement togolais.

Il estime que les élections sont importantes, mais qu'il est possible de modifier en profondeur la constitution de 1992, sans forcément retourner à la constitution initiale. "Il faut aussi régler le problème de la candidature de M. Faure GNASSINGBE dans un accord qui soit périphérique. Mais nous devons pouvoir faire les réformes constitutionnelles et surtout la question qui n'a pas encore été abordée dans le cadre de ce dialogue : la question du cadre électoral". En attendant sur place, la situation risque d'être encore plus tendue  dans les jours à venir.