Niger : pénuries d’eau et d’électricité, le calvaire des populations de Maradi | Afrique | DW | 13.05.2019
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Afrique

Niger : pénuries d’eau et d’électricité, le calvaire des populations de Maradi

Depuis au moins une semaine, les grandes villes du Niger font face à des coupures interminables d’eau et d’électricité. La situation est insupportable pour les populations en ce mois de ramadan.

Écouter l'audio 02:11

"Il faut se lever à 3h du matin pour avoir un peu d’eau potable faute d’électricité" (Habitant)

Les coupures d’électricité entrainent automatiquement l’assèchement des robinets. La société d’exploitation d’eau (SEEN) dépend exclusivement de la Nigérienne d’électricité (NIGELEC) pour faire fonctionner ses forages. Les coupures peuvent durer des heures et avec la chaleur, la situation est difficile pour la population surtout en ce mois de ramadan. Salissou habite un quartier résidentiel de Maradi il doit se lever très tôt le matin pour avoir de l’eau : 

"Il faut se réveiller vers 3h du matin car ils coupent l’eau vers 6h, 5h.  Heureusement qu’il y’a des commerçants qui ont des forages, ce sont eux qui nous soulagent parce que là-bas tu peux trouver un peu d’eau. Mais c’est très difficile pour quelqu’un qui n’a pas de moto ou de véhicule pour le transport. De fois on peut faire deux jours sans eau. Quand tu n’arrives pas à avoir de l’eau, ça a un impact direct sur le jeûne, parce que tu ne peux même pas préparer de quoi faire la rupture", nous explique Salissou.

La glace, une denrée rare

Après 14 heures de faim et de soif surtout, les boissons glacées sont l’élément essentiel de la rupture du jeûne. Au marché éphémère de glace du rond-point mairie, ça se bouscule et le morceau de glace coûte 4 fois plus cher que d’habitude. Client régulier, Boukari nous explique que la glace est devenue précieuse : 

"Cela fait trois jours que je ne trouve pas de glace. J’ai trouvé une seule fois là aussi, elle est vendue à 100 FCFA au lieu de 25 FCFA. Et aujourd’hui même pour 100 FCFA je n’ai pas trouvé. Nous ne sommes pas contents de la Nigelec ! Pas du. Et chaque année, elle nous répète la même chose. C’est dans ce mois de Carême que la Nigelec a des problèmes."

Ibrahim lui a pu acheter 4 morceaux de glace. C’est cher, mais au moins il boira de l’eau fraiche.

"Je l’ai eu difficilement avec quelqu’un qui vient d’un quartier plus loin. Il m’a vendu donc la glace à 100 francs l’unité. On a besoin de ça le soir parce que la journée est éprouvante avec les va-et-vient sous la chaleur. Les boissons fraiches font du bien à la rupture du jeûne."

L’administrateur général de la NIGELEC a prévenu : "la population va passer un ramadan difficile », à moins que les premières pluies ne tombent d’ici là, "pour faire baisser la demande."

Pour dénoncer les pénuries, la société civile nigérienne appelle ce mardi 14 mai à une journée d’action citoyenne pour l’eau et l’électricité à Niamey.

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