Nathalie Yamb, une nouvelle victime du débat sur la ″Françafrique″? | Afrique | DW | 03.12.2019
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Afrique

Nathalie Yamb, une nouvelle victime du débat sur la "Françafrique"?

La société civile ivoirienne réagit à l'expulsion de la militante suisso-camerounaise Nathalie Yamb. Une expulsion quelques semaines après son intervention sur la "Françafrique" à Sotchi lors du sommet Russie-Afrique.

Écouter l'audio 01:57

"Le franc CFA est au débat, qu'on expulse Nathalie Yamb ou pas, ce débat va continuer..." (Christophe Kouamé)

Il est reproché à Nathalie Yamb, qui est membre du parti d'opposition ivoirien, Liberté et démocratie pour la République (Lider), des activités politiques subversives que lui interdit son statut d'étrangère.

A Sotchi fin octobre, Nathalie Yamb avait notamment déclaré lors d'une conférence que "la France considère toujours le continent africain comme sa propriété".

"Nous voulons sortir du franc CFA, nous voulons le démantèlement des bases militaires françaises qui,  sous le couvert d'accords de défense bidons, ne servent qu'à permettre le pillage de nos ressources, l'entretien de rebellions, l'entraînement de terroristes et le maintien de dictateurs à la tête de nos Etats", a déclaré Yamb.

Des activistes indésirables en Côte d'Ivoire

Le polémiste et militant "anticolonialiste" Kémi Séba, Français d'origine béninoise, avait également été expulsé de Côte d'Ivoire en mars pour des "risques de troubles" avant un meeting. 

L'expulsion de Nathalie Yamb fait beaucoup réagir, notamment au sein de la société civile ivoirienne.

Ecoutez (en cliquant la photo principale) Christophe Kouamé, président de Civis Côte d’Ivoire, une association de protection des droits de l’homme. Il estime que Nathalie Yamb est une victime de plus du débat sur la "Françafrique".

 

 

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