Moria : mobilisation en Europe pour aider la Grèce | International | DW | 10.09.2020
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International

Moria : mobilisation en Europe pour aider la Grèce

La Grèce martèle que l'incendie de Moria est d'origine criminelle. L'Europe tente de rattraper des erreurs ayant causé l'échec de son plan de relocalisation.

Environ 400 mineures non acccompagnés sont prioritairement secourus

L'incendie de Moria relance le débat du partage de responsabilités en Europe face à la crise migratoire

Après les incendies qui ont ravagé le camp de réfugiés de Moria en Grèce, plusieurs organisations font de l'évacuation des occupants un "impératif humanitaire". Il est question d'organiser rapidement le transit des réfugiés vers d'autres centres. De même, la pression augmente sur les dirigeants européens. Ceux-ci n'auraient pas fait assez pour décharger la Grèce et l'Italie de leur fardeau depuis l'échec du plan de relocalisation en 2015. 

L'initiative Merkel/Macron

Evacuer les milliers de migrants de l'île de Lesbos où le camp de Moria, le plus grand de Grèce, a été ravagé par des incendies "est un impératif humanitaire", a alerté le président de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Les deux dirigeants allemand et français eessaient de coordonner l'action européenne

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron

Lors d'une conférence de presse, le président de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a présenté un rapport sur les risques menaçant migrants et réfugiés avec la pandémie de Covid-19, indiquant que l'aide d'urgence risquait de vite s'épuiser.

En Allemagne, des ONG humanitaires et des églises ont exhorté le ministre fédéral de l'Intérieur, Horst Seehofer, à organiser une prise en charge rapide de réfugiés. Plusieurs Länder et communes ont aussi offert d'accueillir des réfugiés de Moria.

Dans la nuit de mercredi à ce jeudi matin (10.09.2020), les autorités grecques ont organisé le transfert depuis l'île de Lesbos, par trois vols charters, de plus de 400 mineurs non accompagnés.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron ont lancé une initiative afin de permettre l'accueil de ces mineurs. A Bruxelles, la Commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson a de son côté confirmé des "discussions en cours" entre Etats membres de l'UE.

Les Pays-Bas ont déjà proposé d'accueillir une centaine de migrants, pour moitié mineurs, parmi les milliers qui se retrouvent sans abri.

Lire aussi → Lesbos, où la souffrance aux confins de l’Europe

Des réfugiés évacuent les camps ravagés par le feu (09.09.2020)

Une tension régnait déjà à Lesbos où des réfugiés ont été testés positifs au coronavirus

Incendie criminel ?

Mais des milliers d'autres personnes sont restées bloquées à Lesbos sans un abri. Des familles ont dormi au bord des routes et sur des parkings de supermarchés à travers l'île.

Le gouvernement a encore martelé que l'incendie a été causé par des migrants. "Ils pensent qu'en mettant le feu, ils pourront être relogés ailleurs. Mais ils n'ont pas compris. Ils ne partiront pas à cause de l'incendie, à l'exception des mineurs non accompagnés qui ont déjà été transférés. Par conséquent, ils peuvent oublier tout ce qu'ils avaient en tête lorsqu'ils ont allumé le feu", a affirmé Stelios Petsas, porte-parole du gouvernement grec.

Ce jeudi matin, des habitants de villages voisins ont bloqué la principale route qui mène au camp ravagé qu'ils demandent aux autorités de ne pas reconstruire.

Echec de la politique migratoire ?

Écouter l'audio 02:39

Stelios Petsas : "Ils pensent qu'en mettant le feu, ils pourront être relogés ailleurs"

Dans ce contexte, la réaction des dirigeants européens est très attendue. L'ONG allemande Pro Asyl a par exemple accusé le ministre de l'Intérieur de chercher un alibi pour ne rien faire. Horst Seehofer avait laissé entendre qu'il fallait une entente au niveau européen.

Or, la situation actuelle provoquée par la poursuite des arrivées de réfugiés malgré les capacités limitées révèle plusieurs problèmes.

D'une part, elle illustre le mauvais fonctionnement de l'accord entre l'Union européenne et la Turquie qui prévoit que les réfugiés devaient rester en territoire turc, en échange d'un appui financier européen.

D'autre part, elle rappelle l'échec du plan européen de relocalisation qui prévoyait un mécanisme de répartition par quotas des réfugiés dans chaque pays membre. En 2015, le plan de la Commission européenne s'était heurté à l'opposition des pays d'Europe de l'est qui avait refusé ce qu'ils considéraient comme un diktat de Bruxelles.

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