Mondial 2011 : vos réactions à notre concours | Coupe du monde de football 2018 | DW | 10.07.2011
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Mondial 2018

Mondial 2011 : vos réactions à notre concours

Vous avez été nombreux à participer à notre quiz consacré au Mondial 2011. Voici une sélection des réactions les plus intéressantes que nous avons reçues. La liste des vainqueurs se trouve en bas de cette page.

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Du 26 juin au 17 juillet 2011, l'Allemagne a accueilli la Coupe du monde de football féminin, un événement qui a suscité un grand engouement populaire. A cette occasion, la Deutsche Welle a organisé un quiz, qui vous permettait de gagner des maillots officiels de l'équipe d'Allemagne.

  • Lors de la première semaine, la question de notre quiz était : « P ourquoi le football féminin ne suscite pas autant d'engouement que le football masculin ? » Dans vos réponses, vous avez évoqué plusieurs raisons :

    Pour Emile, de Pointe-Noire au Congo Brazzaville, « le premier handicap serait que les lois musulmanes n'autorisent pas les femmes à se mettre en culotte. Le football est un sport réservé aux hommes, et en majorité les femmes sont faites pour gérer leur foyer ».

    Makson, de Dolisie au Congo Brazzaville également, pense que « les femmes ne jouent pas bien. C'est pourquoi les compétitions féminines ont moins d'intérêt que celles des hommes ».

    « La non-médiatisation ou le manque d'engouement de la part des médias internationaux », est selon Isaac, d'Atakpamé au Togo, la cause pour laquelle la Coupe du monde de football féminin ne suscite pas autant d'interêt. « Comment pourrait-on déceler les talents des femmes si les medias ne contribuent pas à les faire connaître par les retransmissions de match par exemple ? »

    Gaston, de Libreville au Gabon, trouve « qu'il revient aux femmes de susciter l'interêt pour les sports qu'elles pratiquent en sollicitant l'apport des grands sponsors car, dans la plupart des pays, les femmes sont destinées aux travaux domestiques ».

    « Le foot féminin est de loin plus jeune que le foot masculin. Le statut social de la femme prévoit que la femme ou la jeune fille soit plutôt femme de quelqu'un et mère, plutôt que d'être vedette de football ou d'un autre sport », répond Dieudonné, de Kigali au Rwanda. Il pense aussi que « le football féminin n'est pas professionnalisé et que les Etats ne font pas assez pour le vulgariser puisque dans la plupart des pays, en Afrique, il n'existe pas de championnat de foot féminin, ni même dans les écoles ».

    • Lors de la deuxième semaine, la question de notre quiz était : « Que pensez-vous des femmes qui se passionnent pour le football et en général pour le sport ? »

      Selon Badylon, de Kikwit en RDC, « les femmes qui se passionnent pour cette discipline ont totalement raison, car elles ont droit, comme les hommes, à l'éducation physique. Elles respectent d'ailleurs le principe "un esprit sain dans un corps sain". Six femmes sur dix interrogées à ce sujet à Kikwit dans le sud-ouest de la RDC témoignent que pour elles, le football féminin et le sport en général constituent une thérapeutique contre certaines maladies comme le rhumatisme. »

      Selon Jean Cédric, de Douala au Cameroun, « les femmes qui se passionnent pour le football sont un exemple à suivre, elles montrent qu'elles n'occupent plus ce rôle de simples ménagères qui attendent tout de leur mari ».

      Toujours au Cameroun, André, de Yaoundé, trouve que « les femmes qui se passionnent pour le sport ne sont plus tendres et, à la limite, perdent même leur féminité ». Il pense aussi « qu'elles deviennent violentes et insensibles face aux hommes. D'ailleurs, on les accuse même d'homosexualité », écrit-il. Ceci étant, il n'a rien contre ces femmes, au contraire il les encourage.

      Dieudonné, de Kigali au Rwanda, pense que « c'est la société qui a tendance à décourager les femmes en faisant une liaison biaisée entre l'amour du sport et la conduite immorale de la femme ». Or, « le monde a plus besoin de femmes décomplexées pour rattraper le retard de développement causé par la mise à l'écart de la femme ».

      Elvir, de Kisangani en RDC, « ne voit aucun inconvénient à ce qu'une femme joue au football ou qu'elle fasse du sport ». Mais selon lui, « lorsque le sport devient une profession pour une femme, il faut bien analyser la compatibilité entre ce travail et les obligations maritales ».

      • Lors de la troisième semaine, la question de notre quiz était : « Comment expliquer le grand succès du football dans le monde ? »

        Selon Saibou de Lomé au Togo, « le grand succès du football dans le monde s'explique par le fait que beaucoup de gens sont attirés par les énormes fortunes dont regorge le football et ils s'efforcent de pratiquer cette activité. Donc de nombreuses nations privilégient le football en faisant sa promotion ».

        De Kigali au Rwanda, James trouve que « le football ne nécessite pas beaucoup de moyens et donc, est facile à pratiquer ».

        Bissamwe de Kara au Togo explique le grand succès du football du fait que c'est « un sport qui plaît à un grand nombre de personnes, car jouer au ballon et voir jouer au ballon rond sans distinction de race, de religion et de sexe donne une affluence, une cohésion, la paix et la joie des hommes dans les stades ».

        Un avis que partage Silmane d'Agadez au Niger : « le football dans le monde est le sport roi le plus aimé de tous, il permet de consolider toutes les couches sociales, par exemple blancs et noirs ».

        Un élément de ce succès, d'après Tété de Lomé au Togo, c'est « la démocratisation du football due au fait que sa pratique ne requiert pas de grands moyens. Elle est aussi à l'image de l'investissement financier sans cesse croissant consacré à cette discipline par rapport aux autres ».

        Pour Saliou de Bohicon au Bénin, cause ou conséquence de son succès phénoménal : « le foot est devenu un business et c'est dommage ».

        D'Algérie, Adel d'Alger pense que « le football est devenu une chose indispensable quotidiennement. En plus de la diversité, c'est un argument important du défi national et international, toujours dans l'esprit du guerrier qui est d'avoir un concurrent et pas un ennemi ».

        Selon Gottfried de Dogbo au Bénin : « c'est un jeu collectif où l'individualisme repose sur le calcul mental comme en mathématiques. C'est pourquoi il y a des joueurs doués et plus doués que nous aimons appeler les stars du foot ou les dieux du foot », écrit-il.

        Edition : Sébastien Martineau

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