Plus de 130 civils tués dans des massacres dans le centre du Mali | Afrique | DW | 20.06.2022
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Afrique

Plus de 130 civils tués dans des massacres dans le centre du Mali

Plus de 130 civils ont été tués au cours du week-end dans la région de Bandiagara. Au moins quatre villages ont été attaqués simultanément par des djihadistes.

Les forces armées maliennes impuissantes face aux groupes terroristes

Les forces armées maliennes impuissantes face aux groupes terroristes

Des élus locaux et plusieurs témoins joints sur place par la DW évoquent un bilan d'au moins 130 villageois tués par des hommes armés qui les accusent de complicité avec les mercenaires du groupe Wagner, qui appuie l'armée malienne dans la lutte contre le terrorisme.

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Tout a commencé dans la journée de samedi lorsque des groupes armés sont arrivés dans les villages de Dialassagou, Dessagou et Dianweli pour incendier les boutiques et assassiner les villageois accusés de complicité avec des éléments du groupe russe Wagner.


Des témoins joints dans la région par la DW rapportent que des attaques visant d’autres localités se sont poursuivies encore ce lundi matin, provoquant la fuite des civils, nous explique ce témoin qui souhaite rester anonyme : "Même ce matin, le village de Dedougouma est sous les feux. Nos parents sont en train de fuir car ils ont peur que leur village soit le prochain qui sera attaqué par les groupes armés. Or les deux villages ne sont qu'à cinq kilomètres de la région de Bandiagara, un chef-lieu devenu une zone militaire."

Des FaMa près de Gao en 2019

Des FaMa près de Gao en 2019

Opération Malikoo et ses limites  

Le chef d'état-major de l'opération Malikoo, lancée par les Forces armées maliennes (FAMa), a récemment reconnu que le nombre de soldats déployés dans la région est en nombre restreint. Une présence insuffisante qui profite aux groupes armés, déplore Ali Diarra dont l'un des frères a été enlevé par des djihadistes. 

"C'est très complexe, nous aimerions bien vous en dire plus mais moi qui vous parle en ce moment, nous avons nos frères qui sont entre les mains de leurs ravisseurs. Et donc, ce n'est pas facile de parler parce que l'on ne sait pas qui est qui et qui fait quoi en ce moment. Et on ne sait pas avec qui nous vivons."

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Plusieurs responsables maliens ont confirmé ces attaques sur les réseaux sociaux sans pourtant donner de bilan précis.  Pour sa part, la Mission militaire des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a écrit sur son compte Twitter être ''préoccupée'' par les informations faisant état d'attaques contre des civils dans la région de Bandiagara, ''perpétrées par des groupes extrémistes''.

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