L′Italie a du ménage à faire | Vu d′Allemagne | DW | 21.09.2011
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Vu d'Allemagne

L'Italie a du ménage à faire

Silvio Berlusconi est à la Une des journaux allemands de mercredi. Le chef du gouvernement italien est sous pression suite à la décision de l'agence Standard & Poor's de dégrader la note de l'Italie d'un cran.

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La Cavaliere peut compter sur sa majorité. Mais jusqu'à quand ?

Pourquoi cette dégradation justement maintenant, se demande Die Welt ? Le Premier ministre Silvio Berlusconi a donné lui-même la réponse à cette question, avec sa critique selon laquelle cette mesure serait motivée politiquement. Bien sûr, elle l'est : le plus gros problème de l'Italie, c'est le feu follet à la tête du gouvernement.

Italien Euro Demonstration in Rom gegen Sparhaushalt

Une manifestation le 11 août, à Rome, contre les mesures d'austérité du gouvernement

Berlusconi ne veut pas le voir, peut-être même qu'il ne peut tout simplement pas le voir. Par deux fois déjà, il a fait accepter par le Parlement des plans d'économies, par deux fois il s'est avéré que les projets de réforme du milliardaire étaient basés essentiellement sur des combines budgétaires.

Pour la Frankfurter Rundschau, on peut certes critiquer l'influence grandissante des agences de notation, mais l'une d'entre elles vient de montrer de manière concise où résident les problèmes de l'Italie : la capacité d'action limitée du gouvernement, une croissance quasi nulle, des structures sclérosées et un énorme endettement. Ce constat, les capitales européennes ne peuvent le contredire.

Et le journal poursuit : l'Italie est en train de s'enfoncer dans le marécage des scandales sexuels salaces de Berlusconi. C'est sûr, le chef du gouvernement a peu de temps à consacrer à la crise de l'euro. Que doit-il encore se passer pour qu'il s'en aille enfin ?

Italien EU Euro Symbolbild Wirtschaft Kredigwürdigkeit herabgestuft

L'Italie est endettée à hauteur de 120% de son PIB

Pour die tageszeitung, l'Imperator Berlusconi a réussi à lier son destin à celui de son parti et de ses partisans. S'il tombe, ils tomberont aussi, et c'est la seule raison qui le préserve de la chute. Mais cela signifie aussi une chose : après son départ, l'Italie ne devra pas seulement redresser son économie, elle devra assainir sa démocratie.

Une démocratie dans laquelle un magnat des médias multimilliardaire a pu faire de la politique sans encombre, dans laquelle des partis peuvent être dirigés de manière dictatoriale sans aucune forme de contrôle, une démocratie enfin dans laquelle le chef du gouvernement a été capable pendant des années d'échapper à la justice. Berlusconi appartiendra peut-être bientôt au passé, mais le ménage va durer des années.

Auteur : Sébastien Martineau
Edition : Fréjus Quenum

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