Libérations annoncées de Jean Claude Muyambo et Eugène Diomi Ndongala en RDC | Afrique | DW | 16.02.2018
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Afrique

Libérations annoncées de Jean Claude Muyambo et Eugène Diomi Ndongala en RDC

Les deux prisonniers emblématiques devaient être libérés vendredi. Un geste de "décrispation" qui ne devrait pas pour autant apaiser la crise politique dans le pays, tant les tensions sont vives.

Écouter l'audio 03:24

"Il en faut plus pour que la décrispation ait lieu" - Jean-Claude Vuemba

C'est ce que l'on appelle sur place un geste "de décrispation". En RDC, les prisonniers Jean Claude Muyambo et Eugène Diomi Ndongala devraient être libérés ce vendredi. Ils auraient dû l'être jeudi soir déjà mais les procédures administratives ont visiblement pris du retard. Ces libérations, si elles tardent, devraient toutefois, de sources proches des dossiers, bien avoir lieu. Elles avaient été prévues parl'accord de la Saint Sylvestre de décembre 2016. Un accord conclu entre le pouvoir et l'opposition, grâce à la médiation de l'Eglise, qui prévoyait aussi des élections pour un changement à la tête du pays et une politique dite "de décrispation".

Insuffisant

Celle-ci prendrait donc forme avec ces deux libérations. Mais tout est loin d'être réglé et les tensions sont encore vives entre les deux camps. En effet, ces deux libérations ne doivent être qu'un début pour l'opposition. Le président national du Mouvement du peuple congolais pour la République, le MPCR, estime que la politique de décrispation est à peine commencée. "Ca ne suffit pas parce que nous avons besoin que nos frères et nos soeurs qui sont à l'étranger puissent rentrer. Les sorties de prisonniers politiques emblématiques sont aussi importantes, pour qu'ils puissent être partie prenante à l'alternance", estime Jean-Claude Vuemba. 

Le mois dernier, l’Association congolaise pour l’accès à la justice comptait plus de 350 prisonniers politiques. Pas question pourtant de voir du retard dans la mise en oeuvre de l'accord pour Jean Pierre Kambila, chef de cabinet de Joseph Kabila, le président congolais. "Ceux qui pourraient être considérés comme prisonniers politiques sont en train d'être libérés les uns après les autres. Là où on n'est pas d'accord c'est de libérer des gens qui relèvent du droit commun", indique-t-il.

Pour autant il ne veut donner aucune date pour d'autres libérations. "Il faut du temps, c'est sérieux ! On examine les dossiers les uns après les autres, on ne peut pas dire que tout le monde sera dehors mecredi matin ! Ca ne se passe pas comme ça !"

Élections : avec ou sans machines ?

Autre point de crispation entre le pouvoir et l'opposition : les élections à venir en décembre. Le MPCR ne veut plus des machines à voter, accusées d'être manipulables par le pouvoir. "Ce sont des machines à distribuer des bulletins", dit Jean-Claude Mvuemba. Fausse excuse, répond Jean Pierre Kambila : "Maintenant ceux qui ne sont pas préparés aux élections commencent à chercher des prétextes. Ce sont eux qui posent des conditions, pas nous."

Malgré le sceptisime récent de l'ONU, de l'Union africaine et l'Union européenne concernant la mise en œuvre de l'accord de la Saint Sylvestre, le pouvoir estime ne pas pouvoir faire plus pour l'instant. Quand au retour de Moïse Katumbi, le cabinet de Joseph Kabila répond ne pas avoir la responsabilité du dossier mais assure que la procédure se poursuit. "Il faut aussi penser au retour de la dépouille d’Etienne Tshisekedi", glisse finalement Jean-Pierre Vuemba. 

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