Les Sénégalais aux urnes | Vu d′Allemagne | DW | 22.02.2019
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Vu d'Allemagne

Les Sénégalais aux urnes

Dans l'Afropresse de cette semaine : la presse allemande revient sur l'élection présidentielle au Sénégal de dimanche mais aussi sur la vague anti-corruption au Mozambique qui a touché le fils de l’ancien président.

La Neues Deutschland qui estime d'emblée que le président sortant Macky Sall part favori face aux quatre autres rivaux qu’il va affronter dimanche. 

"Il s'est engagée pour la modernisation de l'économie et il peut s'appuyer sur son bilan sur le terrain", juge le journal. 

Les coupures d'électricité sont plus rares qu'auparavant, la croissance économique évolue positivement et devrait dépasser les 7% cette année. "Tous ces points constituent des aspects sur lesquels il pourrait s'appuyer", estime la Neues Deutschland. 

Cependant, Idrissa Seck, ancien Premier ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade, fait figure de véritable challenger à Macky Sall. 

"Il a reçu le plus de soutiens de partis et de candidats dont les candidatures ont été rejetées", écrit le journal, qui rappelle notamment la consigne de vote de l'ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, emprisonné pour des faits de corruption.  

Mais les reproches qui sont faits à Macky Sall concernent sa promesse en 2012 de lutter contre corruption. "La concession d'exploration de pétrole accordée à une entreprise gérée par son frère a crée la polémique et des déçus", rappelle le journal pour conclure. 

Même si la croissance économique est encourageante, la JungeWelt note sur son site que la moitié de la population est touchée par la pauvreté et 10% des Sénégalais souffrent de sous-alimentation. 

Le journal fait état aussi des critiques quant à la proximité entre le Sénégal et la France. 

Une critique notamment soutenue par le plus jeune candidat, Ousmane Sonko, qui a accusé le président Macky Sall d'être le préfet de la France, lors de la visite en février du président Macron. 

 

Traque contre la corruption au Mozambique 

La traque de la corruption initiée par la justice mozambicaine a été un thème qui a intéressé particulièrement la Tageszeitung.
 
"Chaque arrestation d'une personne de haut rang renseigne sur l'étendue de la corruption", écrit la Tageszeitung, rappelant l'interpellation dimanche de Ndambi Guebuza, fils aîné de l'ex-président Armando Guebuza, qui a dirigé le Mozambique de 2005 à 2015. 

Cette arrestation entre dans le cadre du scandale dit de la dette "cachée". 

Outre le fils de l'ex-président mozambicain, l'assistante personnelle de l'ancien chef de l'Etat et l'ex-patron des services de renseignement du pays ont également été interpellés lors d'une vague d'arrestations qui a concerné en tout huit personnes.

La justice leur reproche d'avoir participé au détournement d'une partie de deux milliards de dollars de prêts  accordés à partir de 2012 à trois entreprises publiques pour l'achat de bateaux militaires et de pêche.

"Ce qu'est devenu cet argent reste inconnu, mais l'État du Mozambique doit le rembourser. Pendant des mois, l'actuel président du Mozambique, Felipe Nyusi, a tenté de faire taire le scandale car il était ministre de la corruption à l'époque", conclut le journal. 

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