Les milices armées, maîtres de Tripoli | Afro-presse (hebdomadaire) | DW | 04.01.2019
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Afro-presse (hebdomadaire)

Les milices armées, maîtres de Tripoli

En Libye, le pouvoir a depuis longtemps perdu le contrôle de Tripoli. Ce sont les milices armées qui règnent sur la capitale.

Elles s’appellent "Force Rada", "Brigade des révolutionnaires" ou encore "Brigade Nawasi".  Elles sont dirigées par des hommes "dont on parle avec crainte dans tout Tripoli". Ce sont les milices, qui dirigent la capitale libyenne. Die Tageszeitung nous offre une plongée dans ce qui constitue le réel pouvoir à Tripoli. "Le ministre de l'Intérieur a 23.000 hommes sous ses ordres, mais des ordres, il ne peut pas leur en donner. Les vrais maîtres de la ville, ce sont les milices", écrit le journal.

Des armes partout

Les hommes armés font partie du décor des rues. "Ils se sont répartis les quartiers", surveillent les banques, les stations essence et même les ministères en se faisant payer ensuite comme des fonctionnaires. "Celui qui veut retrouver un proche enlevé ou sa voiture volée ne va depuis longtemps plus à la police." Ce sont aussi ces groupes qui arrêtent les migrants pour soi-disant protéger la population de "la criminalité et des maladies", tout en faisant du chantage aux familles des interpellés.

La population "au bord de la ruine" et qui "fait la queue devant les banques pour retirer 40 euros par mois" n'a depuis longtemps plus confiance dans le pouvoir officiel. Les groupes armés sont mêmes devenus "de facto" des interlocuteurs pour les diplomates étrangers, puisqu'ils gèrent les aéroports et assurent leur protection. Selon die tageszeitung, "les milices fonctionnent comme des entreprises et offrent les chances d'élévation sociale."

David contre Goliath

De son côté, Die Zeit s'intéresse au Rwanda, où l'on vient d'interdire l'importation de vêtements d'occasion pour protéger le marché local. Le journal nous emmène à Kigali, plus précisément dans le magasin de chaussures d'Adam. "Des baskets à peine usées s'empilent du sol au plafond, des enceintes d'ordinateur jouent de la pop nigériane."  C'était avant le premier janvier, et l'interdiction du gouvernement d'importer des vêtements de seconde main.

En Afrique de l'Est, 70% des personnes ont déjà acheté des vêtements d'occasion selon une étude citée par Die Zeit.

En Afrique de l'Est, 70% des personnes ont déjà acheté des vêtements d'occasion selon une étude citée par Die Zeit

D'autres pays voulaient faire de même, assure Die Zeit, mais sous la pression, notamment des Etats-Unis, des pays comme le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie ont fini par abandonner l'idée. Le Rwanda a résisté, quitte à être exclu par Donald Trump du traité de libre-échange AGOA. En refusant les vêtements usagés d'Europe et des Etats-Unis, "le gouvernement essaie à sa manière de renforcer l'industrie locale, écrit le journal, qui rappelle le lancement du Made in Rwanda il y a quelques années. Kigali voudrait créer 25.000 emplois dans le textile. Enfin, cette décision pose une question essentielle : "est-ce que les petits pays comme le Rwanda sont livrés à la globalisation, où peuvent-ils trouver une voie vers l'autodétermination?"

Le racisme dans les stades de football italiens

Un éditorial dans la Süddeutsche Zeitung commente le laisser faire face aux cris racistes poussés dans les stades de football italiens. Le quotidien revient sur la partie qui a récemment opposé l'Inter de Milan à Naples. A chaque toucher de balle d'un défenseur africain, les supporters ont poussé des cris. Mais le match n'a pas été interrompu, la police de Milan expliquant que le risque de débordements était trop grand.

Le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly a dû jouer sous les insultes des supporters lors d'une rencontre contre l'Inter de Milan le 26 décembre.

Le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly a dû jouer sous les insultes des supporters lors d'une rencontre contre l'Inter de Milan le 26 décembre.

Ainsi, on assiste tous les week-ends à ces cris racistes, "et pas que dans les tribunes infiltrées par l'extrême droite", souligne le journal.  Le règlement est pourtant clair, et arrêter la rencontre pourrait en plus avoir "une portée éducative". Mais un arbitre ayant suspendu un match pour trois minutes a récemment été suspendu par la fédération italienne de football. Pour la Süddeutsche Zeitung, ce laisser faire est "un échec collectif".

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