Les journaux allemands sceptiques après la démission du président kazakh | Vu d′Allemagne | DW | 20.03.2019
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Vu d'Allemagne

Les journaux allemands sceptiques après la démission du président kazakh

Au lendemain de la démission de Noursoultan Nazarbaïev, la presse allemande souligne surtout le pouvoir qu'il va garder au sein de l'Etat. Les journaux reviennent aussi sur le Brexit, une nouvelle fois.

Kasachstan Astana - ehemaliger Präsident Nursultan Nazarbayev bei Vereidigung von Kassym-Jomart Tokayev (picture-alliance/dpa/Sputnik/V. Vodnev)

Noursoultan Nazarbaïev a démissionné mardi 19 mars

L'annonce, mercredi 19 mars, de la démission du président kazakh fait  "Noursoultan Nazarbaïev était au pouvoir depuis l'indépendance du Kazakhstan de l'URSS", raconte die Zeit ce mercredi. "Une démission surprenante à 78 ans", selon le journal, qui précise rapidement que le démissionnaire "gardera une partie de son pouvoir".

"Il reste chef du très influent conseil de sécurité et président du parti au pouvoir, Nour Otan", souligne aussi la Süddeutsche. "Et puis il a aussi l'immunité judiciaire à vie", souligne le journal, qui estime "qu'il s'agit plutôt d'une chorégraphie bien pensée dans un pays qui est le plus riche de la région, mais qui fait face à des problèmes économiques majeurs".

Kasachstan Präsident Nursultan Nasarbajew verkündet Rücktritt (Reuters/Handout Kazakh Presidential Press Service)

Noursoultan Nazarbaïev lors de sa démission

"Les observateurs voient dans le retrait du Père de la nation", c'est le titre de Noursoultan Nazarbaïev, "une peur croissante des dirigeants face à la colère croissante de la population", écrit la Tagezeitung. Un rappel de la colère des 18 millions d'habitants face aux difficultés économiques dans un pays pourtant riche en pétrole et en gaz.

"Noursoultan Nazarbaïev n'a rien dit sur son rôle futur lors de l'annonce de sa démission", poursuit la Taz. "Mais le conseil de sécurité est devenu un véritable organe de la structure de l'Etat, qui joue un rôle important parmi les forces de sécurité, les ministères ou les administrations locales". Narquois, die Zeit conclut : "C'est désormais quelqu'un d'autre qui va prendre la relève, au moins en tant que président".

Brexit : stop ou encore ?

Großbritannien Questions to the Prime Minister im Unterhaus in London | Theresa May, Premierministerin (picture-alliance/dpa/Foto: House Of Commons)

Theresa May, la première ministre anglaise

Dans la presse aussi, on parle, encore et encore, du Brexit. Alors que la Première ministre anglaise Theresa May demande ce mercredi un report de la date du divorce, les journaux disent leur scepticisme vis-à-vis de Londres. Le Spiegel online parle "de pagaille" avant le sommet européen à Bruxelles de jeudi. "La cheffe du gouvernement n'a plus le choix : elle dépend à nouveau du soutien de l'UE", explique le journal.

"Dix jours avant le Brexit, on ne sait pas ce qui va se passer. Ca pourrait être drôle cette histoire si on ne savait pas ce qui est en jeu", écrit le correspondant de la télévision publique allemande ARD sur son site. "Le Royaume-Uni est la risée de la scène internationale", estime-t-il.

Quant à une nouvelle date pour le Brexit, die Zeit prône pour un report, mais court. "Ok pour le 1er juillet, mais pas après, l'Union européenne a autre chose à faire", écrit un éditorialiste. "Changement climatique, lutte contre les populismes, rapport avec la Chine", il y a d'autres dossiers importants rappelle le journal. "Il faut mettre fin au gaspillage d'énergie".

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