Les insurgés libyens progressent vers l′ouest | Afrique | DW | 27.03.2011
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Afrique

Les insurgés libyens progressent vers l'ouest

Les insurgés libyens continuent leur progression vers l'ouest, en direction de Syrte, la ville natale de Mouammar Kadhafi, et profitent de la débandade des forces restées loyales au dictateur libyen.

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La ville portuaire de Ras Lanouf est tombé dimanche aux mains des rebelles qui continuent leur avancée vers l'ouest.

Après avoir repris, samedi, les villes stratégiques d'Ajdabiah et de Brega avec l'aide de l'aviation de la coalition internationale, les rebelles ont conquis dimanche le terminal pétrolier de Ras Lanouf. Les insurgés ont ensuite pris la localité de Bin Djaouad, à 30 km à l'ouest de Ras Lanouf. Avec la prise de cette ville, ils se rapprochent encore plus de Syrte, la ville natale du colonel Mouammar Kadhafi, qui contrôle l'accès à la capitale libyenne.

Pendant ce temps, sur le plan politique, l'heure serait de nouveau à l'entente entre les Etats membres de l'Otan. En effet, un transfert à l'Alliance atlantique du commandement des opérations militaires en cours en Libye pourrait avoir lieu "dans les prochaines heures", a déclaré dimanche un responsable allié.

Belgien NATO Generalsekretär Anders Fogh Rasmussen in Brüssel

Anders Fogh Rasmussen, Secrétaire général de l'OTAN, pourrait bien être bientôt le grand ordonnateur de l'action internationale contre le colonel Khadafi.

Une réunion des ambassadeurs des 28 Etats membres de l'OTAN est programmée ce dimanche vers 16 h 00 GMT et pourrait déboucher sur un accord. Dans un souci d'efficacité, le comité militaire de l'alliance a finalisé ses plans. Un accord au niveau des ambassadeurs signifierait que l'Alliance atlantique prendrait le contrôle politique de toutes les opérations militaires en Libye, y compris les frappes visant à assurer la protection des populations civiles, conformément à la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies. Actuellement, l'intervention militaire est assurée par une coalition internationale menée par la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Qui va coordonner les frappes au sol?

L'OTAN a déjà pris en charge l'embargo sur les armes en Méditerranée et la zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, mais il reste à négocier le point le plus sensible : la coordination des frappes au sol, destinées à anéantir les capacités de l'armée du colonel Kadhafi. Toutefois, un autre cadre intégrant notamment des Etats arabes pourrait être trouvé mardi prochain à Londres, dans le cadre de la conférence du groupe de contact politique sur l'opération militaire en Libye. Une telle structure apporterait un « pilotage politique élargi ». Selon le ministère britannique des Affaires Étrangères, ses homologues de plus de 35 pays ont déjà confirmé leur participation à cette réunion.

Krieg in Libyen

Robert Gates, le Ministre américaine de la Défense, se défend de vouloir renverser le dictateur lybien.

De son côté, le Secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a rappelé dimanche que l'objectif militaire de l'intervention en Libye n'était pas de renverser le colonel Kadhafi. Selon le chef de la diplomatie américaine, tout « changement de régime est très compliqué à mettre en œuvre ».

Rappelons que le renversement en quelques semaines de Saddam Hussein en 2003 n'a pas empêché les Etats-Unis de se retrouver dans le bourbier irakien dans les années qui ont suivi. Et en Afghanistan, les opérations militaires se poursuivent près de 10 ans après le renversement des talibans.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Sébastien Martineau

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