Les enseignements à tirer du sommet de Pau | Arbre à palabre | DW | 17.01.2020
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Arbre à palabre

Les enseignements à tirer du sommet de Pau

Lors du sommet de Pau, le président français Emmanuel Macron et ses homologues du G5 Sahel ont signé une déclaration commune dans laquelle, ils ont réitéré la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel. A Pau, les présidents des cinq pays membres du G5 Sahel ont aussi convenu de renforcer leur coopération militaire contre les djihadistes.

Écouter l'audio 39:17

Le sommet de Pau a également décidé de la création d’un nouveau cadre de lutte contre le terrorisme baptisé "Coalition pour le Sahel", rassemblant les pays du G5 Sahel, la France (à travers l’opération Barkhane et ses autres formes d’engagements), les partenaires déjà engagés ainsi que tous les autres pays et organisations qui voudront y contribuer.

Ce nouveau cadre reposera sur quatre piliers : stratégie militaire, formation des armées des pays du Sahel, retour de l’Etat et des administrations et développement.

Emmanuel Macron a annoncé l'envoi de 220 hommes supplémentaires pour renforcer l’effectif des troupes françaises de l’opération Barkhane, composée de 4.500 hommes.

Reconnaissance africaine

En dépit des menaces de retrait des troupes américaines dans le Sahel, les pays du G5 Sahel ont exprimé leur reconnaissance à l'égard de l'appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont souhaité qu’ils puissent continuer.

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré

"C'est un allié important que nous devons sauvegarder", a déclaré Roch Marc Christian Kaboré, le président du Burkina Faso, par ailleurs président en exercice du G5 Sahel. Leur désengagement "serait une mauvaise nouvelle pour nous", a ajouté pour sa part Emmanuel Macron. "J'espère pouvoir convaincre le président Trump que la lutte contre le terrorisme se joue aussi dans cette région".

Colère d'Emmanuel Macron

Répondant à une question posée par un journaliste malien sur les critiques formulées par une partie de l’opinion malienne à propos du manque d’efficacité des soldats français, Emmanuel Macron a dénoncé avec colère les discours hostiles à la politique française au Sahel.

"Les discours que j'ai pu entendre ces dernières semaines sont indignes" parce qu'ils servent d'autres intérêts, soit ceux des groupements terroristes, soit ceux d'autres puissances étrangères qui veulent simplement voir les Européens plus loin, parce qu'elles ont leur propre agenda, un agenda de mercenaires", a lancé le président français qui a ajouté:  "Moi je sais qui est tombé pour la sécurité des Maliennes et des Maliens, des Nigériens et des Burkinabè: des soldats français", faisant référence aux 41 militaires français tués au Sahel depuis 2013.

Le président Emmanuel Macron à Gao

Le président Emmanuel Macron à Gao

L’agacement d’Emmanuel Macron était-il justifié ?  Que peut-on retenir  des principaux engagements pris lors de ce sommet?

Eric Topona en debat avec ses invités sous l’Arbre à Palabres:

-Boubacar Salif Traoré, directeur d'Afriglob Conseil, une entreprise malienne spécialisée dans les questions de sécurité et de développement.

-Jeffrey Hawkins, ancien ambassadeur des Etats-Unis en République centrafricaine et chercheur à l'IRIS, l’Institut de relations internationales et stratégiques.

-Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France dans plusieurs pays africains, notamment au Mali  au Congo et au Sénégal. Il est aussi ancien directeur adjoint de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale.

Pour écouter le magazine, cliquez sur la photo (au centre).