Les crimes rituels, une gangrène pour l′Afrique | Arbre à palabre | DW | 19.06.2020
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Arbre à palabre

Les crimes rituels, une gangrène pour l'Afrique

La justice du Bénin a condamné ce lundi 15 juin à la réclusion criminelle à perpétuité l'assassin de Gracia Prunelle, une fillette de 7 ans, tué dans pour crime rituel. Agé d'une trentaine d'année, l'accusé a reconnu les faits.

Écouter l'audio 40:15

Les faits remontent au 3 février. Devant le juge, Martial Zogni Bignon a expliqué avoir prélevé les organes de Gracia Prunelle pour fabriquer des savons aux "pouvoirs magiques" qui pourraient garantir la prospérité  de ses activités cybercriminelles.

L'accusé a expliqué avoir "ébloui sa victime avec des paroles incantatoires" avant de la conduire chez lui pour "l'assassiner à l'aide d'un pilon et d'un couteau".

Cependant, Gratien Assogba Missigbeto, le principal co-prévenu dans cette affaire a été acquitté au bénéfice du doute par le tribunal de Cotonou.

Martial Zogni Bignon a été  également condamné à payer au titre de dommages et intérêts à la partie civile la somme de 30 millions de francs CFA (45.700 euros).

Comment faire pour mettre un terme aux crimes rituels qui se pratiquent dans plusieurs pays d’Afrique ? Quelle est la responsabilité des Etats dans la lutte contre cette pratique macabre ?

Eric Topona en parle avec ses invités dans le magazine, sous l’Arbre à Palabres :

  •  David Koffi Aza, président du conseil national des cultes endogènes du Bénin (Conaceb), il est aussi gardien de la tradition  Vaudou et prêtre du Fâ, Bénin (un art divinatoire pratiqué au Bénin)
  • Maitre Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty Sénégal
  • Jean-Elvis Ebang Ondo, président de l'Association gabonaise de lutte contre les crimes rituels (son fils a été tué en 2005 dans un crime rituel).

Pour écouter l’intégralité du débat, cliquez sur la photo principale de l'article.