Le soulèvement tchèque salué dans la presse allemande | Vu d′Allemagne | DW | 24.06.2019
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Vu d'Allemagne

Le soulèvement tchèque salué dans la presse allemande

Les journaux allemands s'enthousiasment pour le soulèvement contre le premier ministre, à Prague, en République Tchèque. Ils reviennent aussi sur la montée des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis.

Tschechien Protestkundgebung fordert Rücktritt des tschechischen Premierministers Andrej Babis in Prag (Getty Images/AFP/M. Cizek)

Prague n'avait pas connu une telle mobilisation depuis 1989

Elles s'affichent en gros dans les pages des journaux allemands ce lundi : les photos de la manifestation à Prague, dimanche 23 juin. La capitale de ce pays de dix millions d'habitants à l'est de l'Allemagne. "Ils étaient 250.000", raconte la Süddeutsche avec une grande photo aérienne de la manifestation. "Il y avait tellement de monde que même le réseau téléphone ne marchait plus et était saturé", poursuit la télévision publique allemande ZDF sur son site.

Fraudes aux subventions européennes

Des manifestants qui "réclament le départ du chef du gouvernement Andrej Babis". Un premier ministre qui "ment et vole", pour les manifestants. "Son entreprise aurait aussi fraudé des subventions européennes", raconte la Süddeutsche. "Il pourrait être contraint à rembourser des millions, une somme à deux chiffres", écrit le Spiegel en reprenant des informations de l'agence de presse DPA.

250.000 au moins sont descendus dans les rues

250.000 personnes au moins sont descendues dans les rues

"Un modèle à suivre"

Mais plus que cette polémique, les journaux reviennent et insistent sur le caractère exceptionnel de la mobilisation "C'était presque comme en 1989". À l'époque on manifestait contre le régime communiste en place. Aujourd'hui, ce sont des étudiants, des jeunes autour des 25 ans, qui ont déclenché la protestation, depuis fin avril dans tout le pays. "On veut de la décence en politique", racontent-ils dans la Süddeutsche. "Andrej Babis est à la fois chef de gouvernement, homme d'affaires, il détient des canaux médiatiques et est poursuivie par la justice, c'est inacceptable", explique un autre leader du mouvement dans la Neues Deutschland.

"Les enfants de ceux qui demandaient la fin du communiste sont devenus grands", écrit la Süddeutsche, qui s'enthousiasme pour le mouvement. "Ils sont pacifistes, sympathiques, au-dessus des partis, ont des revendications claires dans tout le pays." Et le journal de conclure : "Un modèle à suivre et pas seulement en Europe centrale et de l'Est".

"Une escalade dangereuse"

La semaine dernière, un drone américain avait été abattu par un missile iranien, dans la région stratégique du Golfe

La semaine dernière, un drone américain avait été abattu par un missile iranien, dans la région stratégique du Golfe

Dans la presse aussi : beaucoup de commentaires encore sur les événements entre l'Iran et les Etats-Unis. "Une escalade dangereuse", regrette la Süddeutsche ce lundi, revenant sur le drone américain abattu la semaine dernière et les frappes que Donald Trump auraient décidé d'annuler au dernier moment. "Les Etats-Unis ont décidé d'utiliser des virus informatiques plutôt que des bombes", explique le quotidien. Qui détaille : "Ce n'est pas nouveau, Obama avait déjà lancé une attaque informatique contre les programmes nucléaires iraniens". "Le souci c'est que dans ce domaine, il n'y a aucune règle et que l'escalade des attaques est très dangereuse", ajoute le journal.

Deux dirigeants incertains

La Handelsblatt va encore plus loin. "Le risque d'une guerre entre les Etats-Unis et l'Iran est réel". Die Zeit écrivait déjà il y trois jours qu'il y aurait un moment "où Donald Trump ne pourrait plus annuler la guerre". "On ne peut faire confiance à aucun de deux dirigeants des deux Etats", estime la Handelsblatt, qui cherche des arguments qui pourrait lui donner tort. "Le seul espoir c'est que Trump veut un changement de régime en Iran mais sans envoyer de soldats sur place. Et puis l'Iran sait que sa force militaire est faible comparée aux Etats-Unis".

Un scénario à l'irakienne ?

Die Zeit se demande si le scénario de l'invasion de l'Irak en 2003 pourrait se répéter. Et répond par la négative. "Les conséquences à long terme de l'occupation américaine de l'Irak sont trop claires et aujourd'hui des voix s'élèvent déjà dans les hautes sphères politiques pour dire non, ce qui n'était pas le cas avec l'Irak". "Et puis aujourd'hui les Etats-Unis sont plus isolés, les Européens sont unis et veulent sauver l'accord sur le nucléaire avec l'Iran, contrairement à ce qui s'est passé en Irak où le continent était divisé".

Die Zeit conclut prudemment mais positivement. "Bien que les Européens ne puissent pas à eux seuls sauver l'accord ou empêcher l'affrontement militaire, ils ont un rôle important à jouer en tant que force modératrice.

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