Le secteur privé doit mettre la main à la poche | Vu d′Allemagne | DW | 09.06.2011
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Vu d'Allemagne

Le secteur privé doit mettre la main à la poche

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a déclaré que les créanciers privés doivent participer au nouveau plan de sauvetage pour la Grèce. Les éditorialistes allemands soutiennent sa position.

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Ce second plan d'aide à la Grèce va-t-il permettre de sauver l'euro?

La proposition du gouvernement allemand est la suivante : cette fois, avec la mise en place du second plan de sauvetage, les créanciers privés devraient participer et renoncer pendant sept ans au remboursement de leurs fonds. Sinon, la Grèce va retomber en faillite, menace Berlin ! La Süddeutsche Zeitung voit derrière cette position du gouvernement la peur de devoir faire face à un refus du Parlement allemand lors du vote de ce plan. Car il n'y a pas de raisons que ce soient toujours les contribuables qui mettent la main à la poche. Mais le temps presse, poursuit le quotidien. Le plan doit être voté début juillet, la Grèce a rapidement besoin d'argent. La Süddeutsche Zeitung voit un autre obstacle qui pourrait cette fois provenir d'Athènes. Le gouvernement de Papandréou va-t-il réussir à faire voter au Parlement sa politique d'austérité, c'est-à-dire les hausses de taxes, les baisses de salaires, les privatisations, etc… ? C'est aussi la condition nécessaire à l'obtention de l'aide financière de l'UE et du FMI.

Deutschland Finanzminister Wolfgang Schäuble

Wolfgang Schäuble souhaite une restructuration de la dette grecque

Pour Die Welt, la proposition du ministre allemand est intéressante, mais elle arrive trop tard. Berlin va désormais se confronter au refus des autres pays européens, qui craignent des turbulences sur les marchés financiers si l'on restructure la dette grecque. Le journal se lamente que les plans de sauvetage pour les Grecs, les Irlandais et même les Portugais ont creusé la propre dette de l'Allemagne. Les Allemands sont les plus gros actionnaires en Europe. Aujourd'hui, impossible de faire demi-tour…pourvu qu'on s'en sorte !


Lampedusa Flüchtlinge Italien Europa Nordafrika

Les migrants fuient sur des barques de fortune, ici lors d'une arrivée à Lampedusa

Un silence honteux

A la Une de die tageszeitung, un édito coup de poing contre le silence de l'Union européenne sur ces milliers de migrants africains qui meurent noyés en Mer méditerranée parce qu'ils essaient de fuir la guerre en Libye. Combien sont-ils aujourd'hui ? 1000 ? 1600 ? En tous cas, bien plus que le nombre de morts que le conflit libyen avait déjà causé en mars, lorsque l'ONU a décidé d'intervenir pour protéger les civils. Qu'attend-on cette fois pour faire quelque chose, s'interroge le journal ? Le rôle de l'Allemagne est peu glorieux. Berlin a débloqué 7 millions d'euros pour venir en aide aux réfugiés, alors que l'ONU avait demandé 400 millions de dollars. Alors, certes, les Européens ont porté secours à des milliers de réfugiés à Misrata, mais quid des Libyens qui fuient les violences à Tripoli ? Le pire dans cette histoire, conclut die taz, c'est que quand tout cela sera fini, les Européens iront donner des leçons sur la transition démocratique et la bonne gouvernance aux Libyens, et ils s'étonneront que personne ne veuille les écouter.

Auteur : Cécile Leclerc
Edition : Sébastien Martineau

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