Le parti de Macky Sall vainqueur au Sénégal | Afrique | DW | 05.07.2012
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Afrique

Le parti de Macky Sall vainqueur au Sénégal

La commission électorale nationale autonome a publié les résultats des élections législatives. La coalition Benno Bokk Yakar, qui a porté Macky Sall à la présidence de la République, obtient la majorité absolue.

Senegal's newly inaugurated President Macky Sall waves to supporters as he travels to the presidential palace to take up residence, in Dakar, Senegal Monday, April 2, 2012. Sall took the oath of office Monday in a ceremony held one week after the country's longtime incumbent conceded defeat only hours after polls closed. The presidential runoff vote solidified the country's reputation as one of the few mature democracies in western Africa, where the unpopular president was ousted at the ballot box instead of a coup. (Foto:Rebecca Blackwell/AP/dapd)

Macky Sall

La coalition Benno Bokk Yakaar s'est taillé la part du lion. Sur les 150 sièges que compte l'Assemblée nationale, elle en a obtenmu au total 119. La mouvance présidentielle se retrouve donc avec une majorité absolue. Mais il est à souligner que l'Alliance pour la République, le parti du président Macky Sall, n'est pas dominant au sein de cette coalition composite.

Dès lors, avertit Mame Less Camara, journaliste et analyste politique, un dialogue interne va s'imposer entre les différentes formations qui la composent pour faire passer certains projets de loi : "Sur chaque loi il va y avoir négociations au sein de ce qui se définit déjà comme une majorité plurielle. Et cela va obliger l'exécutif à procéder avec beaucoup de prudence pour ne pas voir certains de ses projets de loi rejetés. "

The Senegalese National Assembly own image (from Bernard bill5 19:38, 1 Jan 2005 (UTC)) Building of Assemblée Nationale in Dakar (Senegal)

Le bâtiment du Parlement sénégalais à Dakar, la capitale

Assemblée de rupture

Durant la campagne des législatives, les candidats de cette coalition ont presque tous axé leur discours sur une assemblée de rupture, composée de députés du peuple et non de députés du président. "Je crois qu'on va avoir une Assemblée nationale plus délibérative oà on va plus débattre et discuter parce que les gens se sentent moins liés au président que par le passé", ajoute Mame Less Camara. "L'Assemblée nationale va devenir une instance délibérative, c'est à dire que toutes les décisions seront issues de débats et de discussions. Si telle est leur volonté, ils peuvent alors changer totalement les choses. Et effectivement, installer une Assemblée nationale de rupture."

Le fait saillant de ces législatives est la percée des coalitions issues de la société civile et des partis religieux. Elles étaient quatre et ont fait mieux que certains partis classiques.

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