Le gouvernement béninois interrogé sur son silence quant aux ventes d′esclaves | Afrique | DW | 27.11.2017
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Afrique

Le gouvernement béninois interrogé sur son silence quant aux ventes d'esclaves

Après les réactions indignées, voire les actions de rapatriement suite aux images de ventes d'esclaves, le gouvernement béninois reste silencieux. Des parlementaires sont montés au crénau.

Connues par beaucoup mais révélées aux yeux du grand public récemment, les ventes d'esclaves ont provoqué une série de réactions et même de rapatriement de migrantsdans plusieurs pays africains. En revanche, au Bénin, outre quelques manifestations de la société civile, aucune réaction officielle n'a été enregistrée jusqu'à présent. Une situation qui a suscité l'inquiétude d'un groupe de parlementaires qui ont interpellé le gouvernement sur son mutisme.

Des questions pour savoir, notamment, si certains migrants béninois subissent, à l'instar de ceux des autres pays subsahariens, cette dégradante et humiliante situation en Libye. Et combien sont-ils à peu près ? Ainsi, ils sont donc plus d'une dizaine de parlementaires à avoir interrogé le gouvernement lors d'une question d'actualité à l'Assemblée, en fin de semaine dernière. "Il est impensable qu'un tel drame puisse se jouer en Libye, où il est question de Noirs venant de l'Afrique au sud du Sahara et que notre pays ne puisse pas se prononcer officiellement, c'est impensable", se fâche le jeune député Guy Mitokp à la tête de ce groupe parlementaire.

 

Des jeunes Béninois en Lybie
"Peut-être que le gouvernement n'a pas trouvé que ce soit, à son niveau, un sujet assez important… Lorsque ces Béninois verront l'avion affrété par un pays comme la Côte d'Ivoire, ils seront meurtris", poursuit Guy Mitokp. Une situation incompréhensible aussi pour la société civile, où cette tragédie a suscité révolte et colère. "Urgences panafricanistes" par exemple, lors de sa dernière manifestation, est allée jusqu'à exiger la fermeture des ambassades libyennes en Afrique. "Les peuples de nos pays ont toujours été contre l'injustice humaine. Aujourd'hui, il faut le dire, il y a beaucoup de jeunes Béninois dans cette masse qui se retrouvent en Libye", estime le coordonnateur national d'"Urgences panafricaines", Kamal Radji. 

Pour la société civile, il ne fait aucun doute que certains jeunes du pays sont aussi sur les routes de l'exil. "Moi-même j'en connais deux que, depuis trois ans, je n'ai plus jamais retrouvés", raconte Kamal Radji en fustigeant le silence des autorités. "Ils ne veulent pas savoir combien de Béninois il y a dedans. Qu'est-ce que nos dirigeants font pour notre jeunesse dans nos pays ?", questionne-t-il. Les députés réclament une action urgente de la part du gouvernement pour sauver les migrants béninois de ce guêpier libyen.

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