Le général Bassolé autorisé à aller se soigner à Paris | Afrique | DW | 28.01.2020
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Afrique

Le général Bassolé autorisé à aller se soigner à Paris

L’ex-chef de la diplomatie burkinabè souffrirait d’une maladie rare de l’abdomen qui nécessite une seconde évacuation pour une intervention chirurgicale après celle de Tunis.

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"Je souhaite qu’il puisse partir le plus tôt possible" (Aziz Dabo, secrétaire exécutif adjoint - Nouvelle alliance du Faso)

Les proches du général Djibril Bassolé sont satisfaits d’apprendre qu’il a enfin obtenu un visa pour un départ imminent en France. 

"C’est un ouf de soulagement parce que ça fait un long moment que nous sommes en attente de cette décision, bien sûr tout en restant très prudent. Je souhaite qu’il puisse partir le plus tôt possible, qu’il puisse avoir accès à des soins adéquats, à des soins appropriés", a déclaré Aziz Dabo, le secrétaire exécutif adjoint de la Nouvelle alliance du Faso, le parti qui a soutenu la candidature rejetée du général Bassolé à la présidentielle de 2015. 

Au sein de l’opinion publique, les avis divergent au sujet de l’évacuation sanitaire de l’ancien ministre des Affaires étrangères sous Blaise Compaoré.

"C’est un être humain, il faut le dire. Même s’il a des déboires avec la justice, c’est la santé avant tout. Donc je pense que c’est une décision sage du gouvernement. C’est en même temps interpeller les actuels dirigeants sur la construction des infrastructures sanitaires."
"Vu la situation du pays, si on lui permet d’aller se soigner en France, il peut y rester et ne plus revenir pour purger sa peine. Moi je ne suis pas d’accord pour son évacuation."

Mais Aziz Dabo affirme que Djibril Bassolé ne prendra pas la fuite, en dépit d’une  rumeur sur une précédente tentative lors de son voyage médical à Tunis. Celui-ci déplore l’acharnement politique contre son mentor.

"Monsieur Bassolé a toujours dit que fuir serait un aveu d’impuissance. Il l’a dit, il l’a répété. Donc il n’y a pas d’inquiétude par rapport à cela. Qui n’a pas travaillé avec l’ancien président Blaise Compaoré ? Est-ce pour autant que tous ceux qui ont travaillé avec lui doivent être plus ou moins exclus de toute chose ou doivent être mis à mort ?"

Le général Bassolé, que la DW a rencontré récemment, parait très faible, la silhouette amaigrie et il doit suivre une chimiothérapie dans un hôpital spécialisé en France.

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