Le Covid-19 remet en cause les élections du 29 mars au Mali | Afrique | DW | 25.03.2020
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Afrique

Le Covid-19 remet en cause les élections du 29 mars au Mali

Le Mali a annoncé ce mercredi ses deux premiers cas de contamination au coronavirus. La question du maintien des législatives se pose.

Une chercheuse malienne effectue un test au coronavirus à Bamako

Une chercheuse malienne effectue un test au coronavirus à Bamako

Les Maliens sont censés élire les 147 députés de leur future Assemblée nationale lors du premier tour des élections législatives qui doivent se tenir ce dimanche 29 mars, ceci en dépit des deux cas de contamination au Covid-19. C'est ce qu'ont assuré les autorités maliennes à la DW.

Les deux personnes testées positives au nouveau coronavirus sont une femme de 49 ans et un homme de 62 ans, vivant respectivement à Bamako et à Kayes (centre). Tous deux avaient séjourné en France et sont rentrées les 12 et le 16 mars au Mali.

"Le gouvernement  se trouve entre le marteau des élections, le renouvellement du mandat des députés, et l’enclume de la crise sécuritaire et sanitaire", explique le politologue malien Moussa Sidibé.

Selon lui, ces élections peuvent néanmoins se tenir, étant donné que la pandémie au Mali n’a pas atteint une proportion alarmante comme en Europe ou dans d’autres pays africains.

Mesures de prévention

Boubacar Salif Traoré, spécialiste des questions de sécurité au Mali, estime lui-aussi que le maintien des élections de dimanche se justifie à plusieurs titres car leur organisation est très avancée.

Les annuler engendrerait selon lui des coups  financiers énormes pour le pays.

Pour autant,  le chercheur demande au gouvernement d’inviter les populations à respecter les consignes de prévention, comme par exemple de ne pas se rendre en même temps dans les bureaux de vote, ou de respecter la distance de sécurité de 1,5 mètre.

L’opposition est pour le maintien des élections

Contactés par la DW, plusieurs leaders de l’opposition se sont également   prononcés en faveur du maintien de ces élections plusieurs fois reportées depuis 2018. Pour eux, l’actuelle législature dont le mandat prorogé expire le 2 mai souffre d’une illégitimité.

Mais samedi dernier (21.03), un collectif composé d’organisations de la société civile et de personnalités publiques maliennes a demandé au président malien et à la Cour constitutionnelle de reporter le scrutin afin de protéger la population.