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Le bras droit de Pierre Nkurunziza assassiné

Fiacre Ndayiragije, Claire-Marie Kostmann3 août 2015

Au Burundi, le patron de la sécurité intérieure, le général Adolphe Nshimirimana, a été tué dimanche. Des hommes en treillis militaire ont attaqué son véhicule, touché par deux roquettes, puis visé à l'arme automatique.

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Wahlen in Bujumbura Burundi Polizei auf den Straßen
Image : Reuters/M. Hutchings

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Le Burundi et la communauté internationale craignent une escalade des violences dans le pays après l'assassinat, dans un attentat à la roquette, du chef de la sécurité du Burundi et proche du président Pierre Nkurunziza, le général Adolphe Nshimirimana, ainsi que trois de ses gardes du corps. Il avait été un temps chef d'état-major de l'armée burundaise. Des opposants le considéraient comme l'un des principaux artisans de la répression contre les manifestants et les auteurs de la tentative de putsch. Dans un communiqué, l'Union européenne s'inquiète de cette "dangereuse escalade de la violence". Bruxelles a appelé à la "retenue" et à une reprise du "dialogue".

Plusieurs arrestations

Sur place, la police a fait état de sept arrestations. Le président Pierre Nkurunziza s'est adressé hier à son peuple. Dans un message à la nation diffusé par la radio publique,il a lancé un appel au calme. "Restez unis et évitez le piège de la vengeance", a-t-il dit, promettant que les meurtriers seraient traduits en justice. "Je viens de perdre un frère, un compagnon de lutte. Triste réalité, le général Adolphe Nshimirimana n'est plus de ce monde", a réagi le conseiller de la présidence, Willy Nyamitwe. Tard dimanche soir, des coups de feu sporadiques ont été entendus dans le nord de Bujumbura.

Vous pouvez écouter les explications de notre correspondant sur place, Fiacre Ndayiragije.

Par ailleurs, Esdras Ndikumana, journaliste qui collabore avec l'AFP et RFI, prenait des photos sur les lieux de l'attaque quand il a été arrêté par des membres du Service national de renseignement (SNR). Retenu deux heures dans leurs locaux, il dit avoir été violemment frappé au dos, aux jambes et sur les plantes des pieds, avant d'être relâché et hospitalisé.