L′avenir incertain des réfugiés burundais en Tanzanie | Arbre à palabre | DW | 30.08.2019
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Arbre à palabre

L'avenir incertain des réfugiés burundais en Tanzanie

La Tanzanie a décidé avec le gouvernement burundais et en collaboration avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés  de procéder à partir du 1er octobre au rapatriement de tous les réfugiés burundais présents sur son sol.

Écouter l'audio 49:32

"En accord avec le gouvernement burundais et en collaboration avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés, nous allons entamer le rapatriement de tous les réfugiés burundais le 1er octobre", a déclaré Kangi Lugola, joint par téléphone par nos confrères de l’AFP.

Le ministre Kangi Lugola a également mis en garde contre le non-respect de cette décision.

"En vertu de cet accord, ce sont 2.000 réfugiés qui seront rapatriés chaque semaine, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de réfugiés burundais en Tanzanie", a expliqué le ministre

Voici la péponse du HCR dans un communiqué : "Si la sécurité s'est globalement améliorée, la situation au Burundi n'est pas, à l'heure actuelle, de nature à encourager les retours". C’est pourquoi le Haut-Commissariat pour les réfugiés "appelle les Etats à s'assurer qu'aucun réfugié ne soit renvoyé au Burundi contre son gré et que des mesures soient prises pour que la situation au Burundi soit plus favorable au retour de réfugiés (...)".

"Accord de dupe"

L’opposition et la société civile dénoncent un "accord de dupe" entre la Tanzanie et le Burundi.

"Ceux qui vont oser rentrer au pays vont disparaître comme l’ont fait d’autres avant eux. C’est un piège que le régime de Pierre Nkurunziza veut tendre à ses compatriotes qui ont fui la barbarie de son régime", a réagi Pacifique Nininahazwe, président du Forum pour la conscience et le développement (Focode).

Les conditions du retour ne sont pas réunies, estime également Me Jérémie Minani, président des démocrates burundais. "Si on les force à rentrer au Burundi, cela sera une violation flagrante des conventions internationales qui régissent le statut des réfugiés", déplore l'ancien candidat à l’élection présidentielle de 2015 au Burundi.

Tansania - Flüchtlinge aus Burundi (DW/K. Tiassou)

Un camp de réfugiés burundais en Tanzanie.

Le ministre Kangi Lugola et son homologue burundais, Pascal Barandagiye, se sont déplacés dimanche 25 aout dans l'un des camps de réfugiés pour annoncer cette décision aux principaux concernés.

La Tanzanie et le Burundi avaient toutefois à l'époque reconnu que certains réfugiés avaient "des raisons fondées" de vouloir rester en exil et le droit "de continuer de bénéficier d'une protection internationale", nombre d'entre eux ayant manifesté leur crainte d'un rapatriement forcé.

Les conditions sont-elles réunies pour favoriser le retour des réfugiés burundais dans leur pays ? 

Eric Topona en débat avec ses invités : 

  • Me Jérémie Minani, président des démocrates burundais et ancien candidat à l’élection présidentielle au Burundi.
  • Pacifique Nininahazwe, président du Forum pour la conscience et le développement (Focode)
  • Roger M’Gbama, responsable du Groupe Afrique Subsaharienne de  l'Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE).
  • Gaston Sindimwo, premier vice-président du Burundi.

Pour écouter le magazine, cliquez sur la photo (ci-dessus).