L′avenir de la banane africaine face la concurrence de la banane dollar // La jeunesse burundaise entre chômage, précarité et prise de conscience | Economie et développement | DW | 24.09.2020
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Economie et développement

L'avenir de la banane africaine face la concurrence de la banane dollar // La jeunesse burundaise entre chômage, précarité et prise de conscience

la Côte d'ivoire, le Cameroun et le Ghana sont les plus importants exportateurs de bananes en Afrique. Leur principal débouché reste l'Union européenne, mais leurs exportations y sont menacées par la concurrence latino-américaine. Ceux-ci appellent l'Union européenne à des mesures de régulation. // Entre précarité et désespoir la jeunesse burundaise se remet en cause et prend d'initiatives.

Écouter l'audio 12:30

La banane est le principal fruit objet d'échanges internationaux et le premier fruit exporté en volume, bien qu'elle ne se retrouve qu'à la seconde place derrière les agrumes en terme de valeur. Sa production annuelle représente plus 110 millions de tonnes, soit environ 3400 kilos de bananes par seconde, ce qui en fait un des fruits les plus consommés au monde.
En Afrique, c'est la Côte d'ivoire qui en est le premier producteur avec 450 000 tonnes enregistrées en 2019. C'est également le premier exportateur sur le continent, mais le Cameroun et le Ghana sont aussi des grands du secteur. La banane représente pour la plupart de ces pays le deuxième produit d'exportation, sans tenir compte du bois et du pétrole et la filière y emploie une main-d'oeuvre abondante permettant de créer des emplois durables.
Leur principal débouché commercial demeure l'Union européenne. À l'échelle mondiale, l'UE représente le premier pôle majeur d'importation avec plus de 6 millions de tonnes de bananes par an, dont près du tiers absorbé par l'Allemagne. La quasi totalité des exportations africaines de bananes est donc destinée à ce puissant marché qui est progressivement envahi par les productions non contrôlées malgré les mécanismes de stabilisation mis en place. Ce qui inquiète les acteurs africains. Ceux-ci appellent l'Union européenne à des mesures de régulation. Joseph Owona Kono, président de l'association panafricaine des producteurs et exportateurs de fruits, Afruibana s'en explique dans la première partie.

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L'un des problèmes majeurs auxquels sont confrontés de nombreux pays africains et qui entravent leur développement durable, c'est le chômage massif des jeunes. Selon une étude de la Banque africaine de développement, dans la plupart des pays africains, le chômage des jeunes est au moins deux fois supérieur à celui des adultes.
Au Burundi, le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé, la BAD fait état de 65% alors que près des deux tiers de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Pour y faire face, quand certains jeunes se regroupent en coopératives ou mettent en place leur strartup pour se créer un emploi, d'autres se débrouillent avec des initiatives entrepreneuriales individuelles. Des organisations naissent en parallèle  pour leur apporter un coup de main vers la réussite. 
A suivre en seconde partie un reportage du correspondant de la DW à Bujumbura.

Cliquer sur l'image pour écouter l'audio.