L′annonce de Bouteflika ne rassure pas les Algériens | Afrique | DW | 12.03.2019
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

L'annonce de Bouteflika ne rassure pas les Algériens

Le message diffusé à la télévision nationale a annoncé le retrait de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika, le report de la présidentielle et l'organisation d'un forum de dialogue national pour organiser la transition.

Preuve que les mesures annoncées par la présidence sont loin de calmer la situation, des milliers d'étudiants ont encore manifesté ce mardi dans le centre d'Alger.

Ils dénonçaient une "ruse" du président Abdelaziz Bouteflika pour se maintenir au pouvoir.

En effet, le message lu à la télévision nationale comporte une série de sept décisions avec, entre autres, le report de la présidentielle, initialement fixée au 18 avril, une conférence nationale inclusive chargée de proposer une nouvelle constitution et un nouveau calendrier électoral.

 

A lire aussi : La politique prudente de la France en Algérie 

Le message indique surtout que le président Abdelaziz Bouteflika renonce à un cinquième mandat. Mais cela peine à convaincre Said Salhi, le vice-président de la ligue algérienne des droits de l'homme.

"C'est-à-dire que le président s'arrange d'abord un mandat en dehors de la constitution car ce n'est pas prévu par la constitution. Et puis est-ce que le président aujourd'hui dans son état de santé, dans son incapacité, est-ce qu'il est en mesure aujourd'hui, est-ce qu'il a la légitimité aujourd'hui pour piloter cette période ? Moi je dis non !", lance-t-il. 

 

La rue maintient la pression 

 

La pression risque donc de ne pas retomber car les Algériens se rendent compte que le régime veut rester maître de la transition. La contestation réclame en effet le départ de tout un système sclérosé après 20 ans de pouvoir et rongé par une lutte interne.

Un conflit ouvert au parlement a ainsi récemment abouti à la destitution de Saïd Bouhadja, président de l'institution. Aujourd'hui il se dit toujours président légitime du parlement.

"Le président Bouteflika, vous savez qu'il est malade. Il ne peut quand-même pas tout contrôler ! Le président est malade, tout le monde vise sa succession ! Moi mes adversaires sont connus ! C'est le secrétaire général du FLN !", assure-t-il.  

Tous les regards sont tournés vers vendredi. Selon les observateurs, la mobilisation du quatrième vendredi consécutif de manifestations, le 15 mars prochain, dira si les propositions de la présidence ont réussi ou non à calmer la contestation.

La rédaction vous recommande

Publicité
default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !