L′Allemagne au Conseil de sécurité de l′ONU | Allemagne | DW | 04.01.2011
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Allemagne

L'Allemagne au Conseil de sécurité de l'ONU

Depuis le 1er janvier et pour les deux prochaines années, l’Allemagne est membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, pour la cinquième fois depuis son adhésion à l’ONU en 1973.

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Le siège de l'Organisation des nations unies, à New York

Quel rôle veut, quel rôle peut jouer l’Allemagne au sein du Conseil? Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle considère l’élection de l’Allemagne parmi les nouveaux membres non-permanents comme une preuve de confiance en l’Allemagne et aussi comme une chance pour son pays d’user de son influence au sein de l’organisation internationale :

Westerwelle Deutschland UN Sicherheitsrat

Le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, avait fait campagne pour obtenir ce siège

« Nous avons maintenant la chance de prendre la parole avant que des décisions ne soient prises et de faire valoir notre influence, par exemple lors de la résolution de conflits régionaux ... »

La question est de savoir si les dix membres non-permanents disposent d’une véritable influence sur les cinq Grands, c’est-à-dire sur les cinq membres permanents du Conseil de sécurité que sont les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France. Car ces cinq-là disposent d’un poids important et surtout d’un droit de véto. L’Allemagne ne pourra pas suivre une politique nationale particulière et, de toute façon, l’ordre du jour est dicté par les crises actuelles, comme le souligne l’ambassadeur allemand auprès des Nations unies, Peter Wittig :

« On ne rentre pas au Conseil de sécurité comme on entre dans un nouveau gouvernement, avec un programme gouvernemental. L’agenda du Conseil de sécurité est défini par les crises et aussi forgé fortement par les opérations de maintien de la paix. La liberté de mouvement est réduite par rapports aux obligations qui s’imposent. »

UN-Botschafter Peter Wittig

L'Allemagne est représentée par son ambassadeur, Peter Wittig

L’Allemagne consciente de ces limites

L'objectif à long terme de Berlin est d’obtenir un siège permanent au sein du Conseil. Une décision qui n’est pas prise par le Conseil lui-même, mais par les 192 pays membres de l’ONU. Mais actuellement, à New York, l’heure n’est pas aux réformes.

Pourtant, une réforme du Conseil et l’arrivée de nouveaux membres permanents avec des candidats tels que l’Allemagne, mais aussi l’Inde, le Brésil ou l’Afrique du Sud, pourraient peut-être contribuer à renforcer l’efficacité du Conseil de sécurité. Car la liste des échecs de cette prestigieuse assemblée onusienne est longue. Trois des exemples les plus cuisants, où les casques bleus se sont révélés impuissants : la destruction de la Somalie, les massacres de Srebrenica en ex-Yougoslavie ou le génocide au Rwanda.

Auteur : Philippe Pognan
Editeur : Marie-Ange Pioerron