La trêve en Syrie, pas par pitié | Vu d′Allemagne | DW | 27.02.2018
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Vu d'Allemagne

La trêve en Syrie, pas par pitié

D'une plume critique, la presse allemande se fait l'écho de la trêve dans la Ghouta orientale et le rôle de la Russie. La CDU qui fait sa mue et l'interdiction des véhicules diesel en Allemagne figurent aussi en UNE.

Écouter l'audio 02:06

"Un seul homme détient entre ses mains le sort de la Syrie : Vladimir Poutine" (Handelsblatt)

Dans sa lutte contre la pollution atmosphérique, rapporte la Süddeutsche Zeitung, l'Etat allemand a reçu lundi (26.02.18) le soutien de la commission européenne en charge de la concurrence. Il peut financièrement appuyer les exploitants de transports publics dans l'achat de bus électriques et des accessoires de recharge.

Cela vient à point nommé et coincide avec la décision de la justice allemande rendant légale, l'interdiction des vieux véhicules diesel dans les villes. Un autre thème qui défraie la chronique en Allemagne, c'est le congrès du parti CDU de la chancelière Angela Merkel et dont la Frankfurter Allgemeine Zeitung se fait l'écho.

Les conservateurs plus résilients ?

Il y a eu des débats vifs au sujet de l'accord de coalition gouvernementale. Mais, et c'est la différence avec les sociaux démocrates, constate la FAZ, les divergences ont été oubliées car la CDU veut dans tous les cas gouverner. La Süddeutsche Zeitung est plutôt d'un autre avis. Le parti devrait apprendre de nouveau à vivre avec les divergences et se méfier du conformisme s'il veut continuer de réussir. Le journal commente surtout la cure de renouvellement du parti.

Plus de jeunes, plus de nouveaux adhérents et plus de femmes, cela ne suffira pas. C'est plus l'orientation future de la CDU de l'après Merkel qui sera décisive.

Vladimir Poutine tout puissant en Syrie ?

Que le président russe Vladimir Poutine annonce une trêve quotidienne de cinq heures dans l'enfer de la Ghouta orientale et qu'il enjoigne aux soldats russes de respecter cette trêve n'est aucun geste de pitié, estime le Tagesspiegel de Berlin. Si c'était le cas, on aurait déjà vu la Russie stopper le despote Assad. Il n'en est rien, au contraire ! Des témoignages crédibles confirment que des hélicoptères de combats russes ont conduit des raids contre les positions rebelles dans l'enclave syrienne.

Là-dessus, le Handelsblatt est certain. De toute façon un seul homme détient entre ses mains le sort de la Syrie : c'est Vladimir Poutine. Il a dans ses mains le sort de Bachar el-Assad qui, sans l'aviation russe et le soutien indirect de l'Iran, aurait abdiqué depuis longtemps. Le quotidien de Düsseldorf est sévère à l'encontre des Occidentaux : leur silence assourdissant face aux crimes de Assad et leur hésitation à dialoguer font d'eux les responsables de cette situation en Syrie.

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