La procédure d’extradition vers la RCA d’Abdoulaye Miskine dénoncée | Afrique | DW | 28.11.2019
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Afrique

La procédure d’extradition vers la RCA d’Abdoulaye Miskine dénoncée

Abdoulaye Miskine a été arrêté le 18 novembre au Soudan et transféré au Tchad avec deux de ses éléments. Mais pour leurs avocats, ces derniers se sont rendus aux autorités tchadiennes pour solliciter une médiation.

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"Abdoulaye Miskine bénéficie de l’immunité judiciaire" (Me Mognan Kembetiade)

Le gouvernement centrafricain qui  reproche à ce dernier des infractions de viols et de crimes de guerre réclame son extradition. Mais pour ses avocats, le chef rebelle, de son vrai nom Martin Koumtamadji,, se serait plutôt rendu de lui-même aux autorités tchadiennes.

Selon ses avocats, le leader du front démocratique du peuple centrafricain FDPC n’était pas satisfait des termes d’application de l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février entre quatorze groupes armés et le gouvernement centrafricain.

C’est pourquoi, il a refusé de rejoindre son poste ministériel et a décidé de se rendre au Tchad avec deux de ses compagnons  pour solliciter une médiation  tchadienne.

C’est ainsi qu’ils ont été arrêtés d’après Mognan Kembetiade, un des avocats des prévenus.

"Abdoulaye Miskine s’est rendu de lui-même aux autorités tchadiennes à Haraz Mangué, une ville située dans le  Salamat au Tchad afin de solliciter la médiation de l’Etat tchadien  avec le gouvernement centrafricain. Ils ont été conduits à N’Djamena avec deux de ses compagnons et aussitôt mis aux arrêts et gardés dans un lieu tenu secret et fermé à ses avocats. Abdoulaye Miskine et ses compagnons n’ont à cette date jamais été présentés au procureur de la République. Celui-ci nous a dit simplement que l’affaire est jusque la politique et non judiciaire et de ce fait, il n’y peut rien".

La RCA exige leur extradition

Deux émissaires du gouvernement centrafricains, le ministre de la Justice et le procureur de la Cour d’appel de Bangui seront donc dépêchés à N'Djamena le 24 novembre pour solliciter leur extradition. Mais pour l’avocat Mognan Kembetiade, cette demande n’a  aucune base juridique. 

"L’accord  de paix de Khartoum mentionne qu’aucune poursuite judiciaire ne sera mise en œuvre contre les chefs des groupes armés. Abdoulaye Miskine bénéficie de l’immunité judiciaire au titre de l’accord de Khartoum postérieur aux prétendues infractions reprises dans la demande d’extradition".

Dans un communiqué de presse signé le 24 novembre, l’Etat-major du Front démocratique du peuple centrafricain a nié l’arrestation au Tchad de son leader Abdoulaye Miskine.

Le gouvernement tchadien de son côté refuse tout commentaire à ce sujet.

 

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