La police disperse une manifestation à Dakar | Afrique | DW | 15.02.2012
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Afrique

La police disperse une manifestation à Dakar

La foule des protestataires voulait rejoindre la place de l'Indépendance malgré l'interdiction qui touche tous les rassemblements jusqu'au 26 février, jour du scrutin présidentiel. L'un des leaders du M23 a été blessé.

Plusieurs personnes ont été blessées lors de l'intervention policière

Plusieurs personnes ont été blessées lors de l'intervention policière

Selon des témoins, la police à fait usage de gaz lacrymogène pour empêcher les militants du mouvement M23 de rallier la place de l'Indépendance, située au cœur de la capitale sénégalaise, non loin de la présidence de la République.

Idrissa Seck, lors de la campagne électorale de 2007

Idrissa Seck, lors de la campagne électorale de 2007

Penda Mbow, activiste de la société civile et également membre fondateur du M23, affirme que Idrissa Seck, ancien Premier ministre du président Wade et candidat à la présidentielle du 26 février prochain, aurait été transporté dans une clinique privée. Il aurait trébuché alors que la police sénégalaise tentait de disperser, à la mi-journée, une foule de manifestants mobilisés contre la candidature d'Abdoulaye Wade.

« On m'a dit que Idrissa Seck serait à la clinique, témoigne Penda MBow. Moi-même j'ai reçu des grenades lacrymogènes, j'ai failli tomber. Mon garde du corps est blessé. Je viens de l'emmener à l'hôpital. Comme ils ont bouché toutes les issues, les gens sont repartis par petits groupes. Et il y avait une foule nombreuse. »

Dispersion musclée

Après avoir empêché les manifestants, vers 13 heures, de tenir un sit-in devant la RTS, la Radio-télévision sénégalaise, la police a finalement fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule qui marchait en direction du centre-ville. MBaye Diouf soutient la candidature de Moustapha Niasse, il témoigne : « Il y avait deux itinéraires qui devaient se rejoindre à la place de l'Indépendance. La police a jeté des grenades lacrymogènes, alors la foule n'a pas pu résister et elle a été dispersée. Ça n'est pas normal. »

Jean Paul Dias, est premier secrétaire du Bloc des centristes, il met en garde les policiers contre les répressions de masse : « Je profite de l'occasion pour rappeler aux officiers sénégalais de police notamment et aux gens du commandement territorial que depuis Nuremberg le fait d'exécuter des ordres illégaux vous rend responsables. Demain, ces gens ne pourront pas dire qu'ils exécutaient des ordres. »

Les manifestants continuent de contester la légitimité de la candidature d'Abdoulaye Wade

Les manifestants continuent de contester la légitimité de la candidature d'Abdoulaye Wade

Du côté du Parti démocratique sénégalais, le PDS du président Wade, on estime que l'Etat prendra ses responsabilités pour éviter le chaos programmé par les leaders de l'opposition. Lamine Thiam est député PDS et membre du bureau politique national du parti présidentiel : « On ne permettra pas à des activistes de déstabiliser le pays par des campagnes de rue. Nous invitons donc l'opposition à aller faire campagne et non à faire des manifestations à Dakar. »

De sources indépendantes, les militants du M23 sont, malgré tout, parvenus à atteindre la place de l'Indépendance même si des échauffourées sporadiques se sont poursuivies dans les ruelles de Dakar entre les forces de l'ordre et des groupes de jeunes armés de pierres.

Auteur : Bob Barry
Edition : Sébastien Martineau

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