La place Tahrir insensible aux promesses de l′armée | Afrique | DW | 23.11.2011
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Afrique

La place Tahrir insensible aux promesses de l'armée

Le discours du maréchal Tantaoui, qui administre le pays depuis la chute de Moubarak n'aura pas suffit à calmer le peuple. Les manifestants continuent de réclamer la démission du Conseil suprême des Forces armées

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De nombreux Egyptiens ont passé la nuit sur la place Tahrir

Les tirs de gaz lacrymogène se mêlent aux retentissements des sirènes des ambulance. La place Tahrir est un véritable cauchemar où de nouveaux manifestants tombent à terre chaque minute pour beaucoup asphyxier par le gaz lacrymogène.

Amr a 16 ans, il devrait être au collège mais comme pendant la révolution de février, il fait l'école buissonnière. Il revient du front situé à 200 m de la place, à proximité du ministère de l'intérieur. Ses yeux sont striés de rouge. « Ils nous tirent dessus avec des balles réelles, des plombs de chasse. »

Mohamed Hussein Tantawi Vorsitzender des Obersten Rats der Streitkräfte in Ägypten

Le maréchal Tantaoui, nouvelle cible des manifestants

A côté de lui, son ami se réveille doucement, il vient de faire un malaise. « S'il le faut je mourrai sur la place. Je n'ai peur de personne, je ne crains que Dieu. Je vais retourner sur la place, dix fois, cent fois, jusqu'à ce que cette révolution aboutisse. »

Les manifestants s'opposent aux militaires qui tiennent les rennes du pays depuis 10 mois. Ils redoutent qu'ils restent au pouvoir après les élections législatives

« Les membres du conseil étaient nommés par Moubarak, ils baisaient les pieds de Moubarak, c'est pour ça que je n'ai pas confiance en eux, comme je ne faisais pas confiance en Moubarak. Le conseil militaire tient à organiser ces prochaines élections pour qu'elles se transforment en massacre. Ca le rendra légitime devant la communauté internationale quand ils diront qu'ils doivent rester au pouvoir car les Egyptiens ne sont pas prêts à la démocratie. »

Ce protestataire boycottera le scrutin de lundi prochain. Pas question pour lui de participer à cette initiative prise par les militaires. Il veut rédiger la constitution de son pays avant de voter pour son parlement.

Auteur : Marion Touboul
Edition : Fréjus Quenum

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