La CPI enquête sur les crimes de masse de Duékoué | Afrique | DW | 15.03.2012
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Afrique

La CPI enquête sur les crimes de masse de Duékoué

Le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a dépêché une équipe à Duékoué pour confirmer la présence de charniers. Dans cette région ivoirienne, plusieurs centaines de personnes avaient été sommairement exécutées en 2011.

Les enquêteurs de la CPI qui sont arrivés à Duékoué, située à près de 500 km d'Abidjan sont minis du matériel de détection des corps enfouis et d'un petit avion capable de repérer de possibles charniers. C'est la première fois depuis l'arrivée d'Alassane Ouattara au pouvoir qu'un tel dispositif est mobilisé par la CPI, pour faire la lumière sur les tueries intervenues dans l'ouest de la Côte d'Ivoire pendant la crise postélectorale. Toto Désiré, est un des rescapés des massacres de Duékoué, devenu de facto membre de la fédération des victimes de guerre. Il se rappelle des exactions commises par les anciens rebelles des forces nouvelles.

"Quand ils sont arrivés sur le terrain, tout monde a fui. Donc ils n'ont trouvé aucun combattant en face. C'est eux qui ont fait des massacres. Ce qui est malheureux est que les enquêteurs, ils ne rencontrent pas les vrais concernés. Moi personnellement je suis concerné. J'ai fui, ma famille aussi en a fait de même. Je ne sais pas où elle se trouve ".

Elfenbeinküste Duékoué Flüchtlinge

Des réfugiés à Duékoué pendant la crise post-électorale

Crimes de masse

Selon les Nations unies qui avaient également dépêchées des commissaires en Côte d'Ivoire, entre décembre 2010 et avril 2011, quelques 3.000 ivoiriens ont été tuées dont un millier dans la région de Duékoué. Alexandre Lebel IIvudo est journaliste et tient un blog sur internet afin de rétablir la vérité sur ces crimes de masse.

"Moi je me suis rendu deux fois sur le terrain, J'ai recueilli des témoignages des victimes et des parents des victimes qui accusent formellement les éléments des forces nouvelles. J'ai également rencontré les responsables des forces nouvelles qui commandaient la région à cette époque. Tous ces responsables ont dit il s'agit de victimes militaires. Donc le fait que la CPI cherche à faire la lumières sur ces crimes c'est une bonne chose. Parce que cela permettra à toutes les parties d'être situées sur la vérité. Sur ce qui s'est réellement passé"

Selon le bureau du procureur dès que l'équipe de la CPI aura recueilli suffisamment d'éléments de preuve contre telle ou telle personne, celle-ci présentera aux juges un mandat d'arrêt contre les présumés coupables.

Auteur : Bob Barry
Edition : Cécile Leclerc

Ecoutez ci-dessous la colère de Yapo Emmanuel de la Fédération des victimes de guerre en Côte d'Ivoire. Il demande que les coupables répondent de leurs actes.

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