La Commission veut protéger les Roms | Europe | DW | 17.07.2008
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Europe

La Commission veut protéger les Roms

La Commission européenne a présenté au début du mois de juillet un ensemble de mesures, avec l'objectif de toucher le quotidien des Européens. Parmi elles, des mesures anti-discriminations, notamment en faveur des Roms.

Camp de Roms à Sofia, la capitale bulgare. 370 000 Roms vivent officiellement en Bulgarie

Camp de Roms à Sofia, la capitale bulgare. 370 000 Roms vivent officiellement en Bulgarie

Face au désintérêt des citoyens européens pour l’Union européenne, la Commission a présenté au début du mois de juillet un Paquet social dans lequel elle avance un certain nombre de mesures qui sont supposées toucher le quotidien des Européens. L’accent y est mis sur la lutte contre la discrimination. Cela concerne particulièrement les populations Roms, qui souffrent de graves discriminations dans plusieurs Etats européens.

Roms en Italie, à Pomezia, près de Roms. L'Italie compte 150 000 Roms, pour moitié de nationalité italienne

Roms en Italie, à Pomezia, près de Roms. L'Italie compte 150 000 Roms, pour moitié de nationalité italienne

En Italie, le gouvernement Berlusconi a décidé de faire prendre les empreintes digitales de tous les Roms vivants dans le pays, y compris celles des enfants. Cette décision a provoqué l’indignation des voisins européens et des organismes de défense des Droits de l’homme, comme le conseil de l’Europe. Les opérations de recensement ont déjà commencé dans les camps roms de Naples, dans l’indifférence quasi générale. Sur cette question, la classe politique se fait très discrète, mais quelques uns tentent de défendre les libertés et les droits des Roms.
Un reportage à Rome de Mathilde Auvillain.

En Lituanie, un employeur a été condamné pour avoir refusé d’embaucher une jeune femme rom au motif de son origine ethnique. C’est la première fois qu'une telle condamnation est prononcée dans ce pays.

L’employeur avait en effet interrogé la jeune femme sur son origine ethnique avant de l’éconduire. Il faut préciser que la Lituanie abrite une communauté rom depuis les années 1950 et durant la période soviétique, celle-ci semblait mieux intégrée - Staline l'avait obligée à se sédentariser. Les Roms se sont ainsi installés dans des quartiers qui sont devenus aujourd’hui de véritables bidonvilles. La condamnation de cet employeur pourrait aider à améliorer le sort des populations roms dans ce pays.
Un reportage de Marielle Vitureau.

Actualité : une réunion à l'OMC qui s'annonce difficile

Lundi 21 juillet se tient une réunion ministérielle de l’OMC, l’Organisation mondiale du commerce, de très grande importance : il s'agit d'une réunion de la dernière chance puisqu’elle doit permettre d'achever enfin le cycle de Doha. Les négociations durent depuis sept ans maintenant et achoppent essentiellement sur la question de l’agriculture.

Pascal Lamy, directeur général de l'OMC

Pascal Lamy, directeur général de l'OMC

la France semble tiraillée entre la défense de ses intérêts nationaux et son devoir de favoriser le consensus en temps que Présidente de l’UE. Alors qu’une demi-douzaine d’Etats européens, dont la Grande-Bretagne et la République Tchèque, ont réaffirmé leur soutien au négociateur européen, Peter Mandelson, le Président Français est allé jusqu’à l’accuser de «sacrifier la production agricole sur l’autel du libéralisme mondial ». Selon Nicolas Sarkozy, l’aboutissement de l’accord reviendrait à l’amputer de 20% et supprimer plus de cent mille emplois – le tout dans un contexte de crise alimentaire mondiale. Des chiffres que conteste par exemple Mariann Fischer Böl, la Commissaire de l’UE en charge de l’agriculture.

Que sont les négociations de Doha? A l’origine, au lendemain des attentats de New York en 2001, ces négociations visaient à mettre la mondialisation au service du développement des pays émergents.

La question agricole sera au centre des débats lors de la réunion de l'OMC lundi 21 juillet à Genève

La question agricole sera au centre des débats lors de la réunion de l'OMC lundi 21 juillet à Genève

Et selon le directeur général de l’OMC, le Français Pascal Lamy, si les parties finissaient par trouver un accord, celui-ci serait un compromis historique entre le nord et le sud : les pays les plus riches s’engageraient à renoncer à leurs subventions agricoles, ainsi qu’à abaisser leur droits de douanes sur les produits agricoles venant du sud. En échange, ceux-ci baisseraient leurs droits de douanes sur les produits industriels fabriqués par exemple en Europe.

Une émission présentée par Jean-Michel Bos.

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