La candidate de l’étranger | Afrique | DW | 10.10.2011
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Afrique

La candidate de l’étranger

Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du Libéria, n'arrive pas à se débarraser des critiques sur ses promesses non tenues. Mais le prix Nobel pourrait l’aider demain à gagner les élections de demain.

A 72 ans, Ellen Johnson Sirleaf concourt pour un nouveau mandat de six ans

A 72 ans, Ellen Johnson Sirleaf concourt pour un nouveau mandat de six ans

Il y a quelques jours, une manifestation a eu lieu dans le centre de Monrovia. Un rassemblement au cours duquel les personnes présentes criaient : « Nous ne voulons pas de Sirleaf, nous ne voulons pas d’elle ! Elle est corrompue. Nous voulons Tubman ! », en faisant reference à l'opposant Winston Tubman.

Comme ailleurs dans la capitale du Liberia, les gens se regroupent à un coin de la rue Randall . Jeremia Blake universitaire, hoche la tête en disant : « Nous ne voulons plus que Ellen Johnson-Sirleaf soit la présidente de notre pays. Pour une simple raison : sous son gouvernement les libériens sont toujours pauvres. Quand Madame Sirleaf est devenue présidente en 2005, elle a promis a la communauté internationale et au peuple libérien de lutter contre la corruption, elle a considéré la corruption comme l´ennemi numéro 1 de notre pays et aujourd´hui la corruption est devenu notre meilleur amie ».

En cinq ans de présidence, Ellen Johnson Sirleaf n'a pas pu tenir sa promesse de lutter contre la corruption. Selon le baromètre global de Transparency international le Liberia est le pays le plus corrompu du monde.

Partisans de la présidente libérienne réunie hier au stade de Monrovia

Partisans de la présidente libérienne réunie hier au stade de Monrovia

Frais scolaires et pauvreté

Juste à cote de Jeremia Black, on voit Betty Arsen, une femme avec un enfant sur ses bras et un deuxième accroché à sa jupe. Son seul souci, c´est la formation scolaire de ses enfants :

« Nous avons voté pour Madame Sirleaf dans l ´espoir d´aider les femmes. Mais la vie est très difficile pour nous, les frais scolaires sont devenu très chers. Pour ma petite fille je paye 7.000 Dollars libériens par semestre. C´est environ 70 euros et je n´ai pas de travail, j’ai seulement des petites affaires ici et ailleurs »

Mais la première présidente élue en Afrique a lancé des initiatives positives pour son pays. Elle a réussi à convaincre certains investisseurs de risquer leur argent dans un pays riche en ressources minières. Mais Ellen Johnson Sirleaf peine à se débarrasser de l’image de la candidate des élites alors qu’elle cherche à se présenter comme celle de tout un peuple. On lui reproche de soutenir seulement l ´élite et pas tout le peuple.

Auteur : Rim Najmi

Edition : Marie-Ange Pieorron

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