Juba et Khartoum s′entendent finalement sur le pétrole | Afrique | DW | 05.08.2012
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Afrique

Juba et Khartoum s'entendent finalement sur le pétrole

Les deux pays ont confirmé ce qu'avait annoncé le médiateur Thabo Mbeki : le Soudan du Sud a accepté de payer 9,48 dollars pour chaque baril de pétrole qui transitera par le Soudan. La production va reprendre.

Un peu plus d'un an après l'indépendance du Soudan du Sud, Juba et Khartoum ont finalement trouvé un accord sur l'une des questions restées en suspens au moment de la sécession et qui empoisonnaient les relations entre les deux voisins : le partage des revenus du pétrole.

Le médiateur de l'Union africaine, l'ancien président sud-africain Thabo Mbeki, l'a annoncé dans la nuit du 3 au 4 août. Il a précisé qu'il reste désormais à « discuter les étapes pour savoir quand les compagnies pétrolières vont devoir se préparer à reprendre la production de pétrole et l'exportation. »

Südsudan USA Außenministerin Hillary Clinton bei Präsident Salva Kiir in Juba

À Juba, le 3 août, la secrétaire d'État Hillary Clinton avait appelé à des compromis

Trois milliards de dollars de dédommagement

La production pétrolière est suspendue depuis janvier 2012. En effet, faute d'accord sur la redevance à payer pour le transit par les oléoducs du Soudan, le Nord avait à plusieurs reprises choisi de se payer en nature en prélevant du brut à son passage. C'est ce qui avait entraîné la décision de Juba de cesser la production, se privant au passage de sa principale source de revenus.

L'accord conclu cette semaine prévoit que le Soudan du Sud versera 9,48 dollars pour chaque baril de pétrole exporté via le Soudan. Un taux qui restera en vigueur pour les trois années et demie à venir. Juba paiera également un dédommagement forfaitaire de trois milliards de dollars pour compenser les pertes de revenus liées à son accès à l'indépendance le 9 juillet 2011.

Il reste beaucoup à faire

Au-delà de la question pétrolière, parmi les litiges opposant encore les deux Soudans, figurent le tracé exact de leur frontière et le statut de plusieurs régions contestées. Ils s'accusent aussi mutuellement de soutenir des groupes rebelles sur le territoire de l'autre.

Thabo Mbeki a précisé que les deux pays avaient désormais jusqu'au 22 septembre pour résoudre les contentieux encore en suspens. Il prévoit d'organiser une rencontre en septembre entre les présidents soudanais, Omar el-Béchir, et sud-soudanais, Salva Kiir, pour évoquer notamment le statut d'Abyei, où se trouvent d'importants gisements pétroliers.

Lors de sa sécession, le Soudan du Sud a hérité des trois quarts des ressources pétrolières du Soudan d'avant la partition. Mais la seule voie existante pour exporter ce pétrole est le système d'oléoduc passant par le Soudan vers la mer Rouge.

La Maison Blanche appelle à poursuivre les efforts

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a salué l'accord conclu entre le Soudan et le Soudan du Sud. Elle a estimé qu'il contribuera à « la viabilité économique des deux pays et au bien-être de leurs populations ». Un message qui ressemble beaucoup à celui du président américain Barack Obama, qui a par ailleurs appelé les deux parties « à profiter de l'élan donné par ces avancées pour tenter de résoudre les conflits restants sur les frontières et les questions de sécurité ».

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